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CGI s'inquiète de la crise de main-d'oeuvre

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Presse Canadienne
Montréal

Le secteur des techologies de l'information vit actuellement une «crise très réelle» de main d'oeuvre au Canada, a estimé mercredi le président et chef de la direction du Groupe CGI, Michael Roach.

Dans une allocution prononcée mercredi devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Roach a voulu assurer les Québécois que l'entreprise montréalaise n'avait pas l'intention de délocaliser massivement ses activités en Asie, comme certains le craignent. En fait, CGI a l'intention de prendre de l'expansion dans les régions du Québec.

Or, pour que le Québec et le Canada demeurent des leaders mondiaux dans le domaine, le milieu de l'éducation devra mettre les bouchées doubles et les jeunes, reprendre goût aux études en informatique.

La demande pour les professionnels en technologies de l'information atteint actuellement un sommet des 25 dernières années, a soutenu Michael Roach. Selon lui, elle est même plus forte qu'à l'apogée de la bulle Internet, en 2000.

Le hic pour des entreprises comme CGI, c'est qu'entre 2000 et 2005, les inscriptions dans les programmes informatiques des universités canadiennes ont reculé de 70 pour cent.

A ceux qui croient que ce secteur n'a plus d'avenir en Amérique du Nord à cause de la vive concurrence de pays comme l'Inde, M. Roach répond que les bas salaires ne sont pas la réponse à tout.

«Il est très important de comprendre que dans notre industrie, on a perdu plus d'argent à cause de mauvaises gestions de projets qu'on n'en gagnera jamais avec des décisions reliées (à la localisation) du travail, a-t-il affirmé. Le succès repose sur la gestion des meilleurs talents et de la meilleure technologie au monde et sur leur déploiement dans la sphère d'activités d'un client, à temps et en respectant les budgets. Dans ce cadre, nous croyons que le Québec peut continuer d'être concurrentiel et gagnant.»

A l'heure actuelle, l'Inde et l'Irlande dominent le secteur des services informatiques dans le monde, devant le Canada et la Chine, cette dernière se développant toutefois à pas de géant.

«Quand on y pense, le Québec est mieux placé que ces deux pays (l'Inde et l'Irlande) pour progresser sur la scène mondiale, puisque nous sommes voisins du marché américain, le plus grand du monde pour les services de technologies de l'information et des communications», a relevé Michael Roach.

Miser sur l'éducation

À terme, CGI aimerait ouvrir des «centres de prestation à distance» de 250 à 500 employés chacun dans les régions du Québec, où le taux de roulement du personnel est généralement plus bas qu'à Montréal ü et où les salaires sont aussi moins élevés. L'entreprise n'a toutefois pas d'échéancier précis pour ce projet.

Pour maximiser ses chances de demeurer dans le peleton de tête mondial, le Québec devrait créer davantage de «pôles d'excellence» dans son système d'éducation et les financer en augmentant les droits de scolarité universitaires, a suggéré M. Roach.

Au sujet de la vague actuelle de fusions-acquisitions, le pdg a répété aux journalistes que CGI n'était «pas à vendre». Interrogé à propos d'un rachat éventuel d'Alcan, un important client de CGI, Michael Roach a avancé qu'une transaction n'aurait pas d'impact majeur sur le volume de travail confié à son entreprise.

Le secteur des technologies de l'information et des communications emploie quelque 140 000 personnes au Québec, au sein de plus de 2700 entreprises. CGI compte 25 000 employés dans 16 pays, dont 8800 au Québec et 1300 en Inde.




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