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Célibataires recherchés

AFP
Paris

Le marché des célibataires européens aiguise les appétits des sites de rencontre en ligne payants, qui se livrent une concurrence féroce pour attirer de nouveaux abonnés, à grand renfort de publicité.

Numéro un du marché européen, le français Meetic se voit défié sur son terrain par l'américain Match.com, numéro un mondial depuis douze ans. Tandis que de petits sites, comme une rencontre.com, tentent également de se lancer sur ce créneau porteur.

Alors que le marché américain, jugé déjà mature, est confronté à «une stagnation préoccupante du nombre d'abonnés payants» pour ces sites de rencontre en ligne, «le marché européen continue à attirer de nouveaux utilisateurs», souligne une étude récente du cabinet Jupiterresearch.

Le chiffre d'affaires de la rencontre en ligne en Europe devrait plus que doubler en cinq ans, passant de 243 millions d'euros en 2006 à 549 millions en 2011, selon cette société. Aux États-Unis, ce chiffre d'affaires, actuellement de 485 millions d'euros, continue à croître mais de façon nettement moins dynamique.

Les Britanniques et les Allemands sont les plus familiarisés avec les sites de rencontre mais les Français les ont rattrapés depuis peu. «C'est le phénomène Meetic», assure Marc Simoncini, fondateur il y a cinq ans de ce site coté en bourse.

«Nous avons 80% du marché français», déclare le pdg de Meetic qui a affiché un bénéfice net en hausse de 77% à 10,1 millions d'euros en 2006 pour un chiffre d'affaires de 79 millions d'euros.

La société ne se croise pas les bras pour autant: elle a lancé une nouvelle version de son site depuis la mi-février et lancé une campagne publicitaire. Depuis, «200 000 Françaises» supplémentaires se sont inscrites sur meetic.fr, se félicite M. Simoncini, en soulignant que «ce qui est compliqué pour les sites de rencontre, c'est d'attirer les femmes». Depuis peu, certains services de Meetic sont payants pour la gent féminine.

Présent dans 14 pays européens, en Chine et au Brésil, Meetic mène une politique de croissance externe très active. La société vient de racheter le numéro un britannique DatingDirect.

Mais l'américain Match.com, qui s'intéressait peu au marché européen jusqu'à présent, met le paquet depuis l'été 2006. «Nous sommes juste après l'évangélisation en faveur des sites de rencontre et juste avant l'explosion du marché», déclare à l'AFP Arnaud Jonglez, directeur général de Match.com France.

Pionnier de la rencontre en ligne, Match.com, lancé en 1995, a vu son excédent brut d'exploitation progresser de 17% en 2006 à 48 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 240 millions d'euros, a rappelé M. Jonglez.

L'Américain a dépensé «plusieurs millions d'euros» en publicité pour se renforcer en Europe. Il a également racheté à la mi-février le site Netclub, numéro trois de la rencontre en ligne en France.

Ces grandes manoeuvres ne découragent pas de nombreux petits sites de tenter leur chance. Un entrepreneur du net, Didier Ryckelynck, a créé cet été un site encore en rodage «unerencontre.com». «On va attaquer le marché en mai avec une campagne publicitaire, des prix bas et on ne fera payer que les hommes», indique-t-il.

«Il y a quinze millions de célibataires en France. Un couple sur deux en région parisienne divorce. On est sur un marché exceptionnel!», s'enthousiasme cet homme marié.

«Il n'y a pas de place pour les petits sur ce marché», considère le patron de Meetic. «Tout réside dans la base de données, dans le nombre de profils que vous avez sur votre site», explique-t-il.




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