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Que faire avec nos vieux téléviseurs?

Cécile Gladel
La Presse

Le producteur des émissions Rebut global et La vie en vert, Marc St-Onge, a lancé récemment une campagne pour que la récupération des déchets électroniques soit obligatoire au Québec.

Le producteur des émissions Rebut global et La vie en vert, Marc St-Onge, a lancé récemment une campagne pour que la récupération des déchets électroniques soit obligatoire au Québec.

«La course à la performance dans le domaine de l'électronique, la conversion des chaînes de télévision au signal haute définition, par exemple, engendre une quantité de déchets incroyable. Le taux de récupération est trop bas. Sans compter ce que l'on envoie en Afrique et qui se retrouve là-bas dans les décharges publiques», affirme Marc St-Onge.

Selon les chiffres de Recyc-Québec, en 2004, 3,4 millions d'appareils électroniques avaient été vendus au Québec. L'organisme a aussi évalué que 20 000 tonnes de déchets électroniques ont été générées au Québec en 2004.

Marc St-Onge souhaite que la pétition serve de catalyseur. Si son initiative est bien accueillie par le gouvernement, l'opposition et Recyc-Québec, le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) s'oppose à ce que les consommateurs ramènent les appareils électroniques là où ils sont vendus, comme le propose la pétition.

La solution au problème

Marc St-Onge croit que la clé du problème se trouve chez les marchands. Les citoyens devraient pouvoir rapporter leurs appareils obsolètes chez leurs marchands comme on le fait pour les huiles et la peinture. «Je ne comprends pas que l'industrie ne se soit pas engagée plus tôt», déclare-t-il.

«Nous ne souhaitons pas devenir des lieux de récupération», avertit Françoise Pâquet, directrice des relations gouvernementales du CQCD et membre de la Filière des appareils des technologies de l'information et des communications (TIC) de Recyc-Québec. Elle souligne qu'un tel procédé poserait des problèmes de stockage, particulièrement pour les gros appareils.

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, accueille favorablement l'idée, mais sans promesse concrète.

«On relance les travaux de façon plus particulière et on évalue différents scénarios. On ne peut exclure personne et sûrement pas les détaillants. Je veux y aller par la concertation et je vais pousser pour trouver une solution d'ici les six prochains mois», annonce-t-il.

Le temps d'agir

Le critique de l'opposition péquiste, Stéphane Bergeron, applaudit l'initiative de Marc St-Onge. Il regrette que la filière des TIC de Recyc-Québec, mise en place depuis 2003, ne semble pas aboutir. Il se demande d'ailleurs pourquoi le gouvernement du Québec tarde à mettre en place une réglementation pour ces déchets.

«La situation est critique. Pourquoi attendre, puisque le cadre réglementaire est prêt depuis 2004. Il y a apparence de procrastination du gouvernement sur cette question», déplore le député.

L'organisme qui gère la filière TIC, Recyc-Québec, se réjouit de cette lettre d'appui. «C'est un bon coup de pouce», affirme Ginette Bureau, vice-présidente, programmes et exploitation de Recyc-Québec et coprésidente de la filière des TIC.

Cette dernière avoue que ce serait une excellente solution d'avoir des marchands qui récupèrent les produits électroniques comme certains le font pour les huiles et la peinture, de concert avec les municipalités. «Celui ou ceux qui embarqueraient y gagneraient d'un point de vue de l'implication sociale. Les producteurs des TIC ont la responsabilité d'assurer un taux de récupération, les municipalités aussi, mais la clef de la réussite passe par les marchands», ajoute-t-elle.

La lettre, également co-signée par le directeur général de la TOHU, Charles-Mathieu Brunelle, et le photographe et auteur de l'exposition Mines d'ordures, Paul-Antoine Pichard, sera transformée en «mission» par l'équipe de l'émission La vie en vert, diffusée à Télé-Québec. L'animatrice de l'émission, Pascale Tremblay, mènera cette mission «zéro déchet électronique».

La pétition a été lancée dans le cadre de la conférence Dépotoirs d'ici et d'ailleurs, l'envers du décor, à la TOHU, le 18 janvier dernier. Le public peut signer la lettre sur le site Internet de La vie en vert. Plus de 600 personnes l'ont déjà fait.




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