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L'IA pour relancer l'industrie pharmaceutique

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette et... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette et des dizaines de représentants québécois participent cette semaine, à Boston, au congrès BIO, la plus importante foire annuelle de cette industrie.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

Plombée il y a une dizaine d'années par la fermeture successive d'importants centres de recherche, l'industrie québécoise des sciences de la vie est « à l'aube d'un nouveau cycle » qui s'appuiera cette fois sur l'intelligence artificielle (IA) et les mégadonnées, estime le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

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Plutôt que par une durée prolongée des brevets, comme ça a déjà été le cas, c'est par le truchement de son expertise dans le domaine de l'intelligence artificielle que le Québec compte cette fois regagner ses galons.

photo krisztian bocsi, archives bloomberg

M. Barrette et des dizaines de représentants québécois participent cette semaine, à Boston, au congrès BIO (pour Biotechnology Innovation Organization), la plus importante foire annuelle de cette industrie.

« On veut revenir au niveau auquel nous étions avant », résume M. Barrette à propos des intentions québécoises.

Le redécollage est déjà bien amorcé, jure Frank Béraud, président-directeur général de Montréal InVivo, la grappe de l'industrie des sciences de la vie.

« C'est plus que reparti. De mon expérience, ça n'a jamais été aussi positif, aussi intéressant dans le domaine. »

IA ET MÉGADONNÉES

Plutôt que par une durée prolongée des brevets, comme ça a déjà été le cas, c'est par le truchement de son expertise dans le domaine de l'intelligence artificielle que le Québec compte cette fois regagner ses galons.

« La grosse tendance, c'est tout ce qui est lié à l'économie numérique, à l'intelligence artificielle », observe le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, lui aussi présent à Boston hier.

« Le développement de nouvelles molécules avec la chimie reste important, mais ce qu'on voit de plus en plus, c'est comment l'intelligence artificielle peut aider les sciences de la vie. »

Cela s'observe, par exemple, dans le domaine du diagnostic, note-t-il en faisant référence entre autres à une technologie développée par Diagnos, de Brossard, pour la détection du diabète grâce à l'analyse d'images des yeux des patients, rapportée pour la première fois hier dans nos pages.

Aifred Health, établie à Montréal et elle aussi présente au salon BIO, travaille à développer, grâce à l'apprentissage machine, des façons de déterminer quels médicaments et quelles doses permettront aux victimes de problèmes de santé mentale de bien se soigner.

« La psychiatrie est un domaine dans lequel les pharmaceutiques ont réduit leurs budgets de recherche parce qu'elles n'arrivaient pas à trouver mieux que les médicaments déjà utilisés depuis des dizaines d'années. » - Sonia Israël, cofondatrice d'Aifred

Malheureusement, le choix du médicament et la posologie restent des sciences inexactes dans ce domaine.

« Environ 70 % des victimes de dépression ne vont pas améliorer leur condition avec le premier traitement, estime Mme Israël. Elles doivent retourner chez le médecin et fonctionner par essais et erreurs. Ça ne devrait pas être acceptable. »

Aifred croit être capable de faire passer le taux de précision de 30 % à 80 %.

Hexoskin, une entreprise montréalaise d'abord reconnue comme étant du domaine technologique, participe quant à elle au salon BIO pour la deuxième fois. Ses camisoles intelligentes permettant de surveiller la respiration et l'activité cardiaque trouvent l'essentiel de leur clientèle dans le domaine de la santé, note Marc Paquin, directeur du développement des affaires.

« Depuis 2012, environ 50 publications scientifiques ont utilisé Hexoskin pour leur recherche », note-t-il.

POPULATION STABLE

Outre son expertise de niveau mondial en intelligence artificielle, le Québec a un autre atout très rare à mettre en valeur auprès des entreprises pharmaceutiques : une population « géographiquement stable » au sujet de laquelle on détient des données uniformes sur tout le territoire grâce au dossier clinique informatisé.

« Personne au monde n'a accès à une population stable », fait valoir M. Barrette.

« Aux États-Unis, les gens bougent beaucoup d'une partie du pays à l'autre, précise M. Quirion, alors que les Québécois, surtout les Québécois francophones, peuvent partir deux ou trois ans pour aller étudier à l'extérieur, mais ont tendance à revenir chez eux. C'est un avantage quand on utilise l'intelligence artificielle, parce que ça donne accès à de grandes bases de données de bonne qualité qui datent de plusieurs dizaines d'années. »

L'accès à ces données doit toutefois se faire de façon confidentielle, sans qu'il soit possible d'identifier les patients, rappelle M. Quirion.




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