• Accueil > 
  • SUITE 
  • > Marcher au Québec pour se ressourcer... sans polluer 

Des vacances à pied

Marcher au Québec pour se ressourcer... sans polluer

Quand il ne siège pas au conseil d'arrondissement, Richard Ryan veille au bien... (COLLECTION PERSONNELLE)

Agrandir

COLLECTION PERSONNELLE

Quand il ne siège pas au conseil d'arrondissement, Richard Ryan veille au bien commun et répond aux mille demandes de ses concitoyens. Mais toute cette frénésie finit parfois par lui donner le tournis ! Aussi le conseiller municipal du Mile End entend-il marcher en solo sur les routes du Québec, cet été, pour se recentrer et réduire au maximum son empreinte carbone. Un périple de 500 km qui présente de beaux défis.

« Je m'en vais »

Le 5 juillet au matin, Richard Ryan se lèvera à 6 h, enfilera ses souliers de marche et son sac à dos, puis mettra la clé dans la porte. Après un arrêt au café du coin, il s'élancera sur la route pour trois semaines de vacances... à pied ! « J'aurai tout préparé la veille. De chez moi, rue Waverly, je rejoindrai le pont Jacques-Cartier jusqu'à Chambly », expose l'élu, tout sourire.

Cette première halte sera suivie de plusieurs autres, à travers les villes et villages du Québec - dont Saint-Jean-sur-Richelieu, Farnham, Sherbrooke, Québec et l'île d'Orléans -, en évitant le plus possible les routes où circulent des véhicules. Puis ce sera le retour en train à Montréal.

Voyage écolo

Ce ne sera pas la première fois que Richard Ryan goûtera ainsi aux joies de la randonnée pédestre. Ses deux derniers étés, il les a passés sur les chemins de Compostelle, à raison de 200 km en 10 jours et de 300 km en 15 jours. Ce qui diffère, dans ce nouveau parcours - outre la distance et la durée accrues (500 km en 25 jours) -, c'est le fait de partir directement de chez lui, sans prendre l'avion.

« L'une des raisons qui m'ont mené en politique, il y a 10 ans, c'est l'environnement, explique-t-il. J'ai abandonné l'auto et je suis devenu végétarien. Or je n'ai pas beaucoup de mérite puisque je vis dans un quartier qui se marche bien, selon Walk Score [un outil qui permet d'évaluer l'accessibilité piétonnière d'une résidence à des commerces et services]. Pour le voyage, je me suis demandé comment diminuer mon empreinte écologique. C'est là que j'ai eu l'idée de marcher mes vacances au Québec. »

Le 4 mars dernier, Richard Ryan a dévoilé son itinéraire sur Facebook. Une minute plus tard, il recevait une tonne de conseils et d'encouragements ! « J'ai réalisé qu'il existe plusieurs communautés de marcheurs, comme Marcher autrement au Québec. C'est plus facile de marcher en groupe pour la logistique : hébergement, repas... Moi, je serai seul. Mon voyage comporte une part d'inconnu. »

C'est sans oublier un défi double. D'abord, le tracé. Pas facile de se déplacer à pied de ville en ville... « Le Québec est peu aménagé pour la randonnée intermunicipalités », observe-t-il. Ainsi, le parcours du Montréalais présente toutes sortes de bifurcations, de façon à emprunter les pistes cyclables (comme la Route verte). Autre défi : le dodo. La solution de Richard ? Le canapé d'hôte, plus communément appelé couchsurfing ! Mais encore faut-il trouver des gens intéressés à l'accueillir sans rien demander en retour. Sans parler de la fatigue, de la solitude, de la chaleur et de la pluie.

Faire le vide pour faire le plein

Mais pourquoi se donner autant de mal ? Bien connu dans son quartier, l'élu ressent plus que jamais le besoin d'arrêter de parler et d'écouter, de se recentrer et d'apprendre à respirer. De n'avoir aucun autre sujet de réflexion que les ampoules aux pieds ou la prochaine halte où se restaurer. « Marcher ramène à l'essentiel, dit-il. On se retrouve dans un drôle d'état, qui fait passer des larmes au rire. Il y a aussi les belles rencontres, peu importe l'âge, le sexe et les origines... »

Cette parenthèse, qui demande « beaucoup d'humilité face à soi et à plus grand que soi », Richard en rêve déjà. Et après, que fera-t-il quand il sera rentré au bercail ? « Aucune idée ! s'exclame le principal intéressé. J'aspire à plus de sérénité et à une meilleure hygiène de vie. En vieillissant, je m'assagis. » Cet été, si vous le croisez sur la route, évitez donc de lui parler de saillies de trottoir ou de lampadaires défectueux. Mais lui offrir de l'héberger chez vous et de refaire un bout du monde, ça, oui !

Suivez le périple de Richard Ryan sur les routes du Québec

Partager

La liste:-1:liste; la boite:4293772:box; tpl:html.tpl:file
La liste:-1:liste; la boite:2333426:box; tpl:html.tpl:file
La liste:-1:liste; la boite:2320468:box; tpl:html.tpl:file
La liste:-1:liste; la boite:4297547:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer