Aucun problème n'a été signalé mardi à l'anneau olympique de Richmond, où les surfaceuses Olympia ont préparé la glace en vue du 500 mètres féminin tandis qu'une Zamboni en provenance de Calgary faisait son arrivée aux Jeux d'hiver après sa traversée des montagnes rocheuses.

Mis à jour le 16 févr. 2010
Shi Davidi LA PRESSE CANADIENNE

Le président de l'Union internationale de patinage (UIP), Ottavio Cinquanta, s'est dit heureux que les organisateurs aient pris la décision de changer de machines, ajoutant que les compétitions de patinage de vitesse longue piste iront de l'avant sans plus de difficultés.

«Ce fut une décision juste de la part des organisateurs, a confié Cinquanta à La Presse Canadienne. Je crois qu'ils ont fait le maximum.»

La Zamboni, arrivée à l'anneau de Richmond mardi après-midi, sera mise à profit dès mercredi.

Entre-temps, les machines Olympia ont réussi à accomplir leur tâche, elles qui ont connu des défaillances dimanche et lundi. Elles ont même failli faire dérailler le 500 mètres masculin en raison de la piètre qualité de la glace.

«C'était vraiment une situation déplorable, a noté Gerhard Zimmerman, de l'UIP, au sujet des bris. C'est comme quand on conduit une voiture. On sait que ça peut se produire mais on n'est jamais vraiment préparé pour cela.»

Zimmerman a indiqué que deux des quatre surfaceuses Olympia étaient munies de crampons trop gros.

«Depuis, nous avons enlevé les crampons et c'est pourquoi nous pouvons maintenant compter sur trois machines qui fonctionnent.»

La situation a soulevé un important débat, certains voulant savoir depuis combien de temps les organisateurs étaient au courant de ces problèmes. L'entraîneur de l'équipe néerlandaise, Wopke de Vegt, a indiqué que les Pays-Bas avaient déjà fait connaître à plusieurs officiels leurs préoccupations relativement aux machines Olympia.

Lundi, le comité organisateur des Jeux de Vancouver (COVAN) a nié ces allégations.

«Ce n'est pas facile de travailler avec une telle machinerie», s'est défendu Magnus Enfeldt, du COVAN.

L'anneau olympique, pointé du doigt pour sa lenteur, a prêté le flanc à bien des critiques depuis l'arrivée des équipes à Vancouver il y a deux semaines. En fait, bien avant que les surfaceuses Olympia ne connaissent des ratés.

L'humidité et la chaleur émise par la foule, de même que la chaleur intense dégagée par les projecteurs de la télévision, compliquent la tâche au responsable en chef de la patinoire, Mark Messer, qui doit s'assurer que la qualité de la glace soit maintenue.