Patrice Bergeron et Martin Brodeur n'ont pas joué beaucoup ou pas du tout en finale hier. Ils arboraient tout de même des sourires en or à leur retour au vestiaire après les célébrations qui ont suivi la victoire de 3-2 en prolongation du Canada aux dépens des États-Unis.

Mis à jour le 28 févr. 2010
François Gagnon, envoyé spécial LA PRESSE

«Je réalise un rêve d'enfance en remportant une médaille d'or olympique. On est arrivé ici avec l'objectif de nous rendre au bout et nous y sommes. J'ai accepté mon rôle, je me suis assuré d'être un bon gars d'équipe et de tout donner lorsqu'on me demandait de me rendre sur la patinoire pour des missions défensives ou pour disputer des mises en jeu importantes. Cette médaille a une grande valeur à mes yeux et personne ne pourra me l'enlever», a indiqué Patrice Bergeron qui a effectué neuf présences totalisant 3:12, dimanche.

«Il y avait tellement de bons joueurs, tellement de leaders au sein de cette équipe que le simple fait d'avoir passé les deux dernières semaines avec eux me sera bénéfique pour le reste de ma carrière», a ajouté Bergeron qui a aussi rendu hommage à Sidney Crosby, à la droite de qui, il a amorcé le tournoi avant d'être remplacé par Jarome Iginla.

«Les critiques adressées à Sidney étaient complètement injustifiées. D'abord, il a disputé un grand tournoi et il a démontré encore aujourd'hui que c'est le genre de gars qui sait se distinguer dans les grands moments», a conclu le hockeyeur de Québec.Spectateurs nerveux

Quant à Martin Brodeur, sa place de réserviste lors de la victoire face aux Américains lui a permis de savourer la rencontre d'une façon différente, pour ne pas dire inhabituelle.

«Quand tu es devant le filet, tu es dans une bulle. Tu n'entends pas vraiment ce qui se passe autour. Mais du banc, je voyais vraiment à quel point il y avait de la tension dans l'air. Même les partisans étaient nerveux avant le match. C'était vraiment excitant de voir les réactions des gens et d'entendre les encouragements», a raconté Brodeur.

Les Jeux de 2010 auront permis à Roberto Luongo de succéder à Brodeur, comme Brodeur avait succédé à Curtis Joseph à Salt Lake City en 2002.

Après sa victoire en fusillade aux dépens de la Suisse, victoire à laquelle il a largement contribué en stoppant les trois Suisses qu'il a affrontés en tirs de barrage, Martin Brodeur a encaissé un revers de 5-3 face aux Américains.

Revers au cours duquel il a accordé deux buts qui ont soulevé des questions et qui ont entrainé son retrait du filet à la faveur de Luongo.

«Je suis très heureux pour Roberto. Il a disputé un fort match et cette victoire est pleinement méritée. Cela faisait un bout de temps qu'il était prêt et il a su profiter de l'occasion», a ajouté Brodeur qui chérira autant la médaille récoltée hier que celle obtenue il y a huit ans.

«Mon rôle a été différent, mais on savait tous qu'en se joignant à cette équipe c'était la médaille qui comptait. Je l'ai cette médaille et c'est quand même une très belle sensation de l'avoir gagnée.»

Quant à Marc-André Fleury, sa présence à Vancouver se sera limitée aux entrainements d'Équipe-Canada. C'est d'ailleurs en tenue de ville cachée sous son chandail de hockey qu'il a pris part aux célébrations et qu'il a reçu sa médaille.