Est-ce que vous demanderiez à un marathonien olympique qui a 15 minutes d'avance sur le peloton de ralentir afin de ne pas humilier les autres athlètes?

Mis à jour le 16 févr. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Non, a répondu René Fasel, président de la Fédération international de hockey sur glace, et c'est pourquoi il ne voit pas le besoin d'une règle de clémence au hockey féminin olympique.

Le Canadiennes ont atteint la demi-finale lundi en battant facilement les représentantes de la Suisse 10-1. Elles avaient auparavant rossé les Slovaques avec un pointage record de 18-0.

Fasel a dit qu'il avait parlé aux Slovaques et qu'elles étaient en paix par rapport à leur défaite.

«La compétition, c'est la compétition, a-t-il dit en entrevue. Je ne suis certainement pas heureux de ce qui s'est passé, mais j'ai parlé un peu avec la délégation slovaque et c'était une belle expérience pour elles, soit de jouer devant 18 000 personnes dans un vrai match de hockey, dans un aréna de la LNH avec une belle foule.»

La manière dont le match est joué est plus important que le pointage final, a pour sa part indiqué Chris Rudge, président du comité olympique canadien.

«Parfois, vous humiliez votre adversaire encore plus en manifestant clairement des signes de supériorité et en changeant votre manière de jouer.»

Mais il a ajouté que tout le monde aimerait voir plus de parité sur la glace.

«Il y a une grande inégalité entre les équipes et on souhaite que ça se rétrécisse et qu'on puisse voir plus des Suédoises, des Finlandaises et d'autres pays qui pourraient défier les Canadiennes ou les Américaines. A ce moment, ce sera meilleur pour la compétition», a conclu Rudge.