La fédération russe d’athlétisme a indiqué qu’elle ne sélectionnerait plus au sein de son équipe nationale certains athlètes ayant un passé de dopage.

La Presse canadienne

La fédération a précisé qu’elle ne sélectionnerait pas les athlètes qui ont fait l’objet d’une sanction depuis novembre 2015 pour une série d’infractions liées au dopage ou qui travaillent avec un entraîneur suspendu depuis cette date.

PHOTO D’ARCHIVES MUSTAFA OZER, AFP

Andreï Silnov, lors de la finale du saut en hauteur aux Championnats du monde d’athlétisme intérieurs le 11 mars 2012. Silnov et trois autres athlètes russes de haut niveau ont récemment été accusés de dopage.

Cette décision pourrait faire l’objet d’une contestation judiciaire. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a déjà annulé des règles de sélection nationales similaires s’il juge qu’elles imposent des sanctions supplémentaires aux athlètes qui ont déjà purgé leur suspension pour dopage. Le TAS a ainsi annulé une règle de la British Olympic Association en 2012 selon laquelle les athlètes précédemment suspendus pour dopage ne pouvaient pas être sélectionnés au sein de l’équipe olympique.

Ces règles interviennent alors que la nouvelle direction de la fédération russe d’athlétisme tente de rétablir sa relation avec World Athletics. La Russie est suspendue des compétitions internationales d’athlétisme depuis 2015 pour dopage généralisé.

Le mois dernier, la fédération a officiellement reconnu ses actes répréhensibles dans une affaire où de faux documents médicaux ont été utilisés pour donner à un athlète russe un alibi pour échapper aux contrôles antidopage. Elle risque une amende de 10 millions US et une limite de 10 athlètes pour son équipe d’athlétisme aux prochains Jeux olympiques.