La Fédération internationale de canoë (ICF) a besoin de plus de temps pour statuer dans le dossier de dopage de la Québécoise Laurence Vincent Lapointe.

La Presse canadienne

C’est ce que fait savoir la fédération mercredi.

À la suite de l’audience qui s’est tenue à Lausanne, en Suisse, le 9 décembre, l’ICF a ainsi informé Vincent Lapointe que son comité de contrôle antidopage aura besoin de plus de temps pour rendre une décision.

En vertu des règles antidopage de la fédération, son comité de contrôle antidopage disposait de 30 jours à compter de la date de l’audience pour rendre une décision finale et motivée. Cependant, le comité a récemment informé Vincent Lapointe et son avocat, Adam Klevinas, qu’il ne serait pas en mesure de rendre sa décision dans ce délai.

« Nous espérions certainement que le comité de contrôle antidopage de l’ICF rendrait une décision dans les délais prescrits dans leurs règles antidopage, a déclaré Me Klevinas par communiqué. Cependant, en raison de la complexité du cas de Laurence, ainsi que d’autres affaires imprévues auxquelles l’ICF a dû faire face, telle que la suspension de la Russie par l’AMA et des conséquences sur la qualification olympique, nous comprenons que du temps supplémentaire sera nécessaire pour que l’ICF rende une décision finale et motivée. »

Le comité a indiqué que la décision pourrait être rendue dans un délai pouvant aller jusqu’à deux semaines.

« Ce délai additionnel ne doit en aucun cas être considéré comme une indication défavorable sur la décision rendue à Laurence, a ajouté l’avocat. Nous restons confiants que, lorsque l’ICF rendra sa décision, Laurence sera blanchie et en mesure de mettre cette affaire derrière elle pour enfin poursuivre son objectif ultime : remporter l’or olympique à Tokyo cet été. »

Entre-temps, Vincent Lapointe se rendra en Floride pour se remettre à l’entraînement. Elle demeure provisoirement suspendue, mais peut continuer à s’entraîner seule, ce qu’elle fera jusqu’à ce qu’une décision soit rendue.

« Je suis certainement déçue de ne pas connaître la décision finale du comité, comme je l’espérais, a dit Vincent Lapointe. Dans les circonstances et avec l’attente de la décision finale, je suis tout même contente de pouvoir reprendre l’entraînement sur l’eau. Les Jeux olympiques de Tokyo commencent dans moins de 200 jours et je n’ai pas une journée à perdre pour m’entraîner au maximum. Mon rêve de remporter une médaille d’or est loin d’être mort ! J’y crois encore et retourner à l’entraînement est le premier pas pour mettre toutes les chances de mon côté. »

Vincent Lapointe a subi test antidopage positif au ligandrol hors compétition, en juillet.

L’athlète et son avocat ne commenteront pas davantage ce report dans les procédures.