(Tokyo) Le Comité international paralympique éprouve des ennuis financiers, mais son président a écarté la possibilité de demander de l’aide au Comité international olympique.

Stephen Wade
Associated Press

Le président Andrew Parsons a mentionné qu’il tente de retrancher 5 % du budget de l’organisation, qui a été estimé à 26,1 millionsUS dans le bilan financier du CIP en 2018.

Les ennuis financiers découlent du report des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo à 2021, en raison de la pandémie de COVID-19.

« En ce moment, nous ne discutons pas de ça avec eux (le CIO), a déclaré Parsons en conférence téléphonique avec un groupe de médias triés sur le volet. Nous tentons de régler nos problèmes à l’interne. »

Le CIP reçoit déjà quelques millions de dollars du CIO en vertu d’une entente ratifiée en 2018. Parsons a refusé de préciser ce montant.

« Malheureusement, ce pacte contient une entente de confidentialité, et celle-ci le couvre », a résumé Parsons.

De nombreuses fédérations sportives internationales dépendent en grande partie du soutien du CIO, et pour certaines d’entre elles l’organisation est leur seule source de revenus. Le CIO engrange 5,7 milliards pendant un cycle olympique de quatre ans, et 91 % de ce montant provient des droits de télédiffusion et des commanditaires.

Le mois dernier, le président du CIO Thomas Bach a mentionné dans un entretien que le CIO n’a « pas de problème financier ».

Le CIP semble néanmoins rentable, pour l’instant. Cependant, il a été confronté à une crise majeure à Rio de Janeiro en 2016 lorsque le comité organisateur brésilien a manqué d’argent pour boucler son budget et requis une aide financière d’un million de dollars du gouvernement pour financer les Jeux paralympiques.

« Jusqu’en 2017, nous ne recevions pas d’aide financière directe du CIO et nous survivions, nous nous développions, a rappelé Parsons. Nous avons livré de très bons Jeux paralympiques. Nous ne sommes donc pas dépendants de l’aide directe du CIO. »