Andre De Grasse espère toujours animer le spectacle en sprint aux Jeux olympiques de Tokyo.

Pat Graham
Associated Press

Mais seulement dans un an.

D’abord assommé par la décision du Comité olympique canadien (COC), De Grasse a confié à l’Associated Press qu’il comprenait la décision d’Équipe Canada de ne pas envoyer de délégation aux JO en raison de la pandémie de la COVID-19, à moins qu’ils soient repoussés d’un an.

Sa requête a été entendue, et le CIO, en partenariat avec le comité organisateur et le gouvernement japonais, a annoncé en fin d’avant-midi que les Jeux olympiques seront remis à 2021, au plus tard.

PHOTO D’ARCHIVES PAUL CHIASSON, PRESSE CANADIENNE

Andre De Grasse lors de la demi-finale du 100 m aux Championnats canadiens d’athlétisme à Montréal le 26 juillet 2019.

« Ce serait une véritable déception si les JO se déroulaient sans nous, avait commenté avant la décision De Grasse, dont le palmarès est composé de sept médailles aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde, au total. Tout ce que j’espère, à compter de maintenant, c’est que les Jeux olympiques se déroulent en 2021. »

L’athlète âgé de 25 ans habite et s’entraîne à Jacksonville, en Floride, et il s’affairait à faire du ménage chez lui lorsqu’il a jeté un œil sur son téléphone pour voir la décision du COC apparaître dimanche soir.

Il n’a pas bien dormi cette nuit-là.

Ce devait être son année, sa première chance de s’adjuger une médaille d’or olympique sans la présence d’Usain Bolt. Le Canadien devra toutefois se méfier ses nouveaux espoirs en athlétisme, dont les Américains Christian Coleman et Noah Lyles.

Ce pourrait être tout un spectacle. Potentiellement, du moins.

Le Canada est à l’origine du mouvement suivi par de nombreux pays – la Norvège, le Brésil, l’Australie et la Slovénie – de demander que les Jeux olympiques soient reportés par le CIO. Ce que le président du CIO, Thomas Bach, a finalement choisi de faire, mardi.