Le Suisse Roger Federer ne s'émeut pas de sa récente relégation au 3e rang mondial, au profit du Serbe Novak Djokovic (N.2), et préfère ignorer les critiques qui prédisent la fin de l'ère Federer.

Publié le 23 mars 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je ne sais pas qui dit cela, si ce sont 5% ou 95% des gens, mais au final cela m'importe peu qu'on dise cela», a déclaré Federer mercredi lors d'une conférence de presse avant son entrée en lice au Masters 1000 de Miami.

A la question de savoir s'il voyait une différence à être N.3, Federer a répondu: «Non, entre N.1 et N.3 il y a une différence. Pas entre N.2 ou N.3.»

«Je persiste à penser que j'ai bien joué ces six derniers mois, a-t-il ajouté. Novak est juste un peu meilleur que tout le monde en ce moment. Cela fait partie du jeu.»

«Je ne m'attendais pas à dominer pendant 15 ans, a souligné le Suisse de 29 ans. Il y a des phases dans notre sport et je pense qu'au top niveau mondial, on est dans une bonne phase. Tout le monde joue bien en ce moment: Rafa, moi, Murray, qui a été en finale de l'Open d'Australie. Soderling, même s'il n'est pas bien physiquement en ce moment, a aussi eu six bons derniers mois.»

«On entend des histoires, a-t-il dit, ça partie du tennis et ça ma va, à partir du moment où elles ne m'affectent pas, c'est ce qui compte.

Le Suisse aux 16 titres en Grand Chelem, qui a perdu trois fois en autant de matches contre Djokovic lors des deux derniers mois, fera son entrée en lice au 2e tour samedi contre l'Italien Fabio Fognini ou le Tchèque Radek Stepanek.

Le Serbe est le seul joueur à avoir battu le Bâlois cette saison (demi-finale Open d'Australie, finale Dubaï, demi-finale Indian Wells).