Le Français Jo-Wilfried Tsonga, septième tête de série, s'est qualifié pour les quarts de finale du Masters de Rome sur terre battue jeudi, imité en soirée par le tenant du titre et troisième joueur mondial, l'Espagnol Rafael Nadal.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Rafa» a disposé sans trop de mal du Roumain Victor Hanescu, vaincu 6-3, 6-2 en 1h22. En quarts vendredi, il affrontera le Suisse Stanislas Wawrinka, finaliste au Foro Italico il y a deux ans, et qui est pour sa part venu à bout du Suédois Robin Soderling, pourtant tête de série N.5, 6-3, 6-2.

Un peu plus tôt dans la journée, Tsonga s'était imposé face au Colombien Santiago Giraldo 6-3, 6-4 en 1h27. En quarts, le numéro 1 français défiera un spécialiste de la terre, David Ferrer. L'Espagnol, 13e tête de série, n'a pas fait de détails face au Britannique Andy Murray, numéro 5 mondial, 6-3, 6-4 en 1h36.

Les deux autres quarts mettront aux prises le Letton Gulbis, tombeur du numéro 1 mondial Roger Federer au deuxième tour, à l'Espagnol Feliciano Lopez, ainsi que le Serbe Novak Djokovic, numéro 2 mondial, à un autre représentant espagnol, Fernando Verdasco, vainqueur à Barcelone la semaine passée.

Face à Giraldo, un joueur issu des qualifications et tombeur de l'ex-numéro 1 mondial espagnol Juan Carlos Ferrero au premier tour, Tsonga a livré un match sérieux, exploitant les moindres ouvertures. Ainsi a-t-il eu deux balles de bris, une dans chaque set (à 4-3 dans le premier, à 3-3 dans le second), qu'il a à chaque fois converties avant d'emporter la manche.

«Un peu de marge»

«Giraldo m'a posé des problèmes tout le temps. Il m'a beaucoup pressé et il changeait de direction un peu à tout-va, c'était difficile d'anticiper ses coups», a toutefois souligné après coup Tsonga, qui n'avait jamais été aussi loin dans un Masters 1000 sur terre battue.

«Il a un jeu assez atypique, mais je m'en suis bien sorti, a-t-il poursuivi. C'était un match piège, j'ai été patient et solide».

«C'est satisfaisant, a continué le Français qui nourrit de l'ambition sur terre cette saison, une surface sur laquelle ses références sont jusqu'à aujourd'hui minimes. Je me dis que je suis au niveau (sur terre). J'ai un peu de marge par rapport aux années précédentes. J'ai le potentiel pour gagner d'autres matches».

Un potentiel qui va devoir s'exprimer face à Ferrer, joueur d'un tout autre calibre. «Il est très constant sur terre. Il va toujours en demi-finales ou en finale, note Tsonga. Je ne suis certainement pas favori, mais je commence à croire en moi sur cette surface».