Andy Roddick s'en est sorti de justesse face au Chilien Fernando Gonzalez pour atteindre les quarts de finale de l'Open d'Australie avec une victoire 6-3, 3-6, 4-6, 7-5, 6-2 dimanche à Melbourne.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Quadruple demi-finaliste à Melbourne et N.7 mondial, l'Américain a été sévèrement bousculé dans un match où il a été très brave pour résister à un Gonzalez proche du niveau qui lui avait permis de se hisser en finale en 2007.

Le Chilien, N.11 mondial, a frappé la bagatelle de 75 coups gagnants lors des quatre premiers sets, passionnants et dramatiques, jusqu'à ce qu'un coup du sort ne décide du sort de la partie.

Sur une balle de quatrième set pour Roddick, un coup droit de l'Américain a été jugé faute avant que le hawk-eye ne la donne bonne. Gonzalez, qui estimait qu'il aurait pu jouer la balle, est devenu fou de rage lorsque l'arbitre de chaise a entériné l'égalisation de Roddick à deux sets partout.

Il a perdu toute sa concentration, cédant son service sur une double-faute dès le début du cinquième set pour ensuite fracasser sa raquette et laisser Roddick s'envoler vers la victoire sur son service.

«J'ai eu de la chance de m'en sortir, a soufflé Roddick. Mais quand on s'accroche, on finit toujours par avoir sa chance, c'est ce qui s'est passé ce soir. Quand Fernando commence à être chaud, le match échappe vite à ton contrôle. Mon service m'a permis de rester dedans.»

Le Texan reste ainsi en lice pour offrir à l'Amérique... et à lui-même son premier titre du Grand Chelem depuis sa propre victoire à l'US Open en 2003. Jamais les États-Unis n'ont eu à attendre aussi longtemps un trophée majeur.

Roddick est le seul joueur de l'ère moderne à être entré quatre fois dans le dernier carré à Melbourne sans jamais jouer la finale. «J'aimerais vraiment bien aller plus loin», a-t-il dit.