Roger Federer s'est fait une grosse frayeur à l'Open d'Australie où il a failli être mené deux sets à un par Igor Andreev au premier tour avant de s'imposer en quatre manches, mardi à Melbourne.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Vainqueur 4-6, 6-2, 7-6, 6-0, le N.1 mondial a dû défendre trois balles de set, alors que son adversaire servait à 6-5 dans la troisième manche.

Il a profité alors de la grande nervosité du Russe pour éviter de se voir embarquer dans une galère terrible face au petit ami de Maria Kirilenko, la joueuse qui avait créé la sensation la veille devant Maria Sharapova.

«Elle m'a mis une trop grosse pression», a plaisanté Andreev, constatant qu'il était une nouvelle fois passé tout près de l'exploit, après avoir déjà poussé Federer dans un cinquième set à l'US Open il y a deux ans.

S'il s'en est une nouvelle fois sorti, Federer a perdu pour la première fois un set dans un match d'ouverture d'un tournoi du Grand Chelem depuis l'US Open en 2003 et n'a pas caché son «soulagement extrême» d'avoir évité le pire. Ce que n'a par exemple pas réussi à faire le Suédois Robin Soderling, première grosse tête à rouler après sa défaite en cinq sets face à l'Espagnol Marcel Granollers.

Mais le Suisse a refusé de dramatiser, préférant insister sur la valeur de son adversaire, même si celui-ci n'est aujourd'hui plus que 37e mondial et n'avait gagné qu'un seul de ses dix derniers matches.

«J'ai su réagir et dans l'ensemble je pense vraiment avoir fait un bon match. Je n'ai jamais été trop inquiet parce que c'était au meilleur des cinq sets», a assuré le N.1 mondial dont on attend néanmoins une nette montée en régime avant son deuxième tour contre le Roumain Victor Hanescu.

Pas de room service pour Davydenko

Il pourra toujours regarder du côté de Nikolay Davydenko qui a confirmé sa forme étincelante en pulvérisant l'Allemand Dieter Kindlmann (6-1, 6-0, 6-3). En pleine forme aussi en conférence de presse, le Russe a raconté comment les autres joueurs avaient désormais peur de lui et assuré que la période de domination de Federer et Nadal touchait à sa fin.

«Ils ne sont plus toujours en finale. On a vu Soderling à Roland-Garros, Roddick à Wimbledon, Del Potro a gagné l'US Open. Cela commence à bouger», a constaté le vainqueur du Masters et de trois autres tournois depuis octobre.

S'il veut rivaliser avec Federer et Nadal sur un court, le N.6 mondial préfère en revanche rester dans l'anonymat pour le reste: «Eux ils doivent faire +room service+ à l'hôtel tellement ils sont connus. Je préfère descendre prendre mon petit-déjeuner en salle. Je ne suis pas Paris Hilton, moi.»

Outre Soderling et Federer, un seul autre favori a connu de réels soucis mardi. Il s'agit du demi-finaliste sortant, Fernando Verdasco, longtemps accroché par l'Australien Carsten Ball (6-7, 7-6, 7-5, 6-2).

Novak Djokovic a seulement peiné un set avant de dominer l'Espagnol Daniel Gimeno-Traver (7-5, 6-3, 6-2) et Jo-Wilfried Tsonga a fait le nécessaire face à l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky (6-3, 6-4, 6-4).