(Montréal) À une époque prépandémique, Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov avaient laissé leur marque à Montréal, lorsque l’Omnium de tennis Banque Nationale s’appelait la Coupe Rogers.

Publié le 7 août
Simon Servant La Presse Canadienne

Après une absence de trois ans, le volet masculin du tournoi fait son retour à Montréal et les deux Canadiens espèrent pouvoir soutirer un peu de magie du passé et profiter de quelques absences pour lancer le dernier droit de leur saison de façon positive.

Sixième tête de série du tournoi, Auger-Aliassime profitera d’un laissez-passer au premier tour et il doit faire son entrée en scène mercredi.

Le Québécois revient d’une participation en demi-finale au tournoi de Los Cabos, où il a regagné un peu de momentum après deux éliminations consécutives au premier tour, dont à Wimbledon. Il cherchera à éviter le piège qui accompagne souvent la pression de bien performer à la maison.

« Nous essayons toujours de nous préparer au mieux, mais nous ne sommes jamais à l’abri des surprises ou d’une élimination au premier tour. C’est pourquoi je ne prends jamais un match pour acquis en début de tournoi, a exprimé Auger-Aliassime, lors d’une disponibilité média, dimanche après-midi au stade IGA.

« Certains joueurs aiment parfois s’inscrire en double pour se donner des conditions de compétition, mais sinon, à l’entraînement, il faut se mettre dans ces conditions pour être prêts. »

Lors de sa dernière visite à Montréal, Auger-Aliassime avait atteint le troisième tour et il s’était incliné face à Karen Khachanov aux termes d’une longue bataille de trois manches. La bruyante foule avait même testé la patience du Russe en le huant et en encourageant à tout rompre son favori.

Le rôle est maintenant inversé pour Auger-Aliassime, qui sera non seulement l’une des vedettes locales du tournoi, mais aussi l’un des sérieux aspirants au titre. Le joueur de 21 ans est cependant prêt à relever ce défi qu’il accepte à bras ouverts.

« C’est très bien et c’est la position dans laquelle je veux être. J’ai mis beaucoup de temps et de travail pour y arriver et je l’accepte, a-t-il mentionné. Je préfère être dans cette position qu’une autre et elle n’est pas totalement nouvelle pour moi. On s’attend à ce que je performe depuis que j’ai 14 ou 15 ans. »

De son côté, Shapovalov se présente à Montréal en n’ayant gagné qu’un seul de ses neuf derniers matchs depuis qu’il a vaincu Rafael Nadal au troisième tour du Masters de Rome. Malgré ses récents insuccès, l’Ontarien de 23 ans n’a pas l’impression de jouer du mauvais tennis dernièrement.

PHOTO ALASTAIR GRANT, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Denis Shapovalov

« Je suis dans le coup lors de chaque match, mais je ne gagne pas. C’est tout. Je veux continuer à travailler et je sais qu’à un certain moment, ça va débloquer, a-t-il observé. Je ne m’inquiète pas parce que j’ai connu un bon début de saison et je dispute de bons matchs malgré les défaites. »

Shapovalov aura fort à faire en première ronde alors qu’il croisera le fer avec l’Australien Alex de Minaur, qui vient de gagner l’Omnium d’Atlanta. S’il parvenait à l’emporter, il pourrait se donner un peu de rythme pour le reste du tournoi.

« Alex fait très bien récemment et ce sera un très bon affrontement. J’ai hâte d’y prendre part. Nous avons déjà eu quelques bons duels dans le passé, chez les juniors et les professionnels. Nous nous connaissons très bien et je crois que ça va être plaisant pour les partisans, a déclaré Shapovalov. Gagner un match de la sorte peut donner de la confiance et je vais tout faire pour y arriver. »

Shapovalov cherchera à répéter ses exploits de 2017, à Montréal, quand il avait montré la porte de sortie à Juan Martin del Potro, au deuxième tour, et à Nadal, au troisième tour, avant de s’incliner en demi-finale face à Alexander Zverev.

Même si les forfaits de Novak Djokovic et de Nadal, ainsi que l’absence de Zverev, laissent entrevoir une petite ouverture pour se rendre jusqu’en finale, Shapovalov s’attend à plusieurs confrontations relevées dans le tableau principal.

« La compétition est très forte. Il y a plusieurs matchs difficiles dans toutes les sections du tableau. Il n’y plus aucune section faible, a-t-il insisté. C’est très bien pour ce tournoi et pour les partisans, qui assistent à de bons matchs dès le premier tour. De semaine en semaine, on dirait qu’il n’y a jamais rien de coulé dans le béton, surtout quand certains des meilleurs joueurs sont absents. »

Deux autres Canadiens font partie du tableau principal, soit le vétéran Vasek Pospisil et le jeune Alexis Galarneau.

Au premier tour, Pospisil se mesurera à l’Américain Tommy Paul et s’il devait triompher, il aurait sur sa route la jeune sensation espagnole Carlos Alcaraz (no 2). Galarneau affrontera quant à lui le Bulgare Grigor Dimitrov (no 15). Une confrontation avec Shapovalov est possible au deuxième tour.

Les premiers matchs du tableau principal de l’Omnium Banque Nationale auront lieu lundi, si les conditions climatiques le permettent, alors que la pluie est attendue pendant toute la journée.