(Paris) Iga Swiatek, N.1 mondiale et grande favorite de Roland-Garros qui s’ouvre dimanche, s’est dite vendredi « détendue » et « consciente » que sa série insensée de 28 victoires pouvait « s’arrêter bientôt ».

Publié le 20 mai
Agence France-Presse

« Je sais que cette série peut s’arrêter bientôt. Je ne veux pas avoir le cœur brisé le jour où ça arrivera », a expliqué en conférence de presse la Polonaise qui reste sur cinq tournois consécutifs remportés. « C’est sain d’en être consciente », a-t-elle ajouté.

Déjà lauréate de l’édition d’automne 2020, Swiatek se présente à Roland-Garros en état de lévitation. « Je suis plus détendue », a-t-elle poursuivi. « J’ai réussi à me prouver à moi et à d’autres que je peux être parmi les meilleures. Avant, je n’avais pas autant de confiance. Cette année, je ressens beaucoup plus de sérénité ».

Depuis sa demi-finale perdue lors des Internationaux d’Australie face à la désormais retraitée Ashleigh Barty, Swiatek a écœuré la concurrence en enlevant entre autres Indian Wells, Miami et Rome, dernier grand rendez-vous sur terre battue avant le Grand Chelem parisien.

« Le monde a changé, c’est certain », reconnaît la joueuse de bientôt 21 ans (le 31 mai) à propos de son nouveau statut de N.1 depuis début avril. « Mais j’ai le sentiment d’être toujours la même personne, la même joueuse. Et je sais que j’ai encore une grande marge de progression devant moi. »

Un tableau délicat l’attend Porte d’Auteuil avec un possible choc dès les huitièmes de finale contre la lauréate 2018 Simona Halep (19e joueuse mondiale).

Mais, preuve de son apparente décontraction, vendredi ce n’est pas ce qui la préoccupait le plus la Polonaise, contrariée par la pluie perturbant sa visite de la capitale française.

« Pendant mes jours d’entraînement, j’espérais de la pluie pour avoir plus de journées de repos », a-t-elle plaisanté. « Malheureusement, c’est aujourd’hui qu’il pleut, le jour où je ne m’entraîne pas, forcément ! »