(Boston) John McEnroe aimerait que la Coupe Laver attire davantage l’attention et pense que c’est une erreur de la part du circuit de l’ATP d’organiser des tournois qui entrent en conflit avec cet évènement de trois jours.

La Presse Canadienne

L’Équipe Europe du capitaine Björn Borg a remporté la compétition pour la quatrième fois de suite lorsqu’elle s’est donné une avance insurmontable de 14-1 contre l’Équipe Monde, que menait McEnroe, dimanche après-midi au TD Garden de Boston.

« C’est mon opinion personnelle, mais je ne pense pas qu’il devrait y avoir de tournois en même temps s’ils veulent tenter de l’amener au niveau de la Coupe Ryder, par exemple. Il faut qu’il génère toute l’attention », a précisé McEnroe en faisant référence au tournoi de golf par équipe qui était également présenté au cours du week-end.

« On ne peut dire : “D’autres joueurs doivent pouvoir jouer et […] récolter leurs points au [tournoi] au Kazakhstan ou peu importe l’endroit.” Je ne suis pas d’accord avec ça. Je pense que c’est une erreur de la part de l’ATP. »

McEnroe a fait remarquer que Roger Federer – dont la compagnie de gestion est le moteur de la Coupe Laver – et Rod Laver – détenteur de 11 titres lors de tournois du Grand Chelem et en l’honneur de qui l’évènement a été baptisé – sont impliqués.

« Pourtant, c’est difficile d’obtenir le genre de respect qu’il mérite, selon moi, a ajouté McEnroe. Ça m’attriste. »

Même sans Federer, Rafael Nadal ou Novak Djokovic au sein de sa formation, l’Équipe Europe a gagné huit des neuf matchs sur un court à surface dure qui, selon McEnroe, était trop lent.

L’Allemand Alexander Zverev, médaillé d’or du tournoi en simple aux Jeux olympiques de Tokyo, et le Russe Andrey Rublev ont procuré à l’Équipe Europe une avance insurmontable lorsqu’ils ont défait le Canadien Denis Shapovalov et l’Américain Reilly Opelka 6-2, 6-7 (4) et 10-3 lors du premier match de la journée.

Lors du super bris décisif, Zverev et Rublev ont gagné quatre des cinq premiers points et ont inscrit quatre autres points d’affilée pour se donner une avance de 8-2.

Trois duels en simple devaient suivre, dont celui entre le Québécois Félix Auger-Aliassime et Zverev, mais l’Équipe Europe avait déjà surpassé le seuil de 13 points requis pour gagner le trophée.

Les victoires valaient un point vendredi, deux points samedi et trois points dimanche.

Shapovalov a contribué au seul point de l’Équipe Monde lorsque l’Américain John Isner et lui ont vaincu Zverev et l’Italien Matteo Berrettini, vendredi soir.

L’Équipe Europe a également remporté ce tournoi en 2017, 2018 et 2019. Chaque fois, elle avait pu compter sur Federer et Nadal ou Djokovic. L’évènement n’a pas été présenté en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

En plus de Zverev, Rublev et Berrettini, l’Équipe Europe comptait dans ses rangs le Russe Daniil Medvedev, récent vainqueur des Internationaux des États-Unis, le Grec Stéfanos Tsitsipás, finaliste aux Internationaux de France, ainsi que le Norvégien Casper Ruud. Ces six joueurs font tous partie du top 10 du classement de l’ATP.

L’Argentin Diego Schwartzman et l’Australien Nick Kyrgios étaient les deux autres membres de l’Équipe Monde. Auger-Aliassime est le mieux classé du groupe, alors qu’il occupe le 11e rang mondial, un échelon devant Shapovalov.