Deux des trois meilleures raquettes au monde, Daniil Medvedev et Rafael Nadal, fouleront le court de l’Aviva Centre de Toronto cette semaine. Alors que le premier entend soulever le trophée, l’autre tentera surtout de mesurer où en est sa blessure à un pied survenue il y a deux mois.

Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

Daniil Medvedev est récemment arrivé de Tokyo, où il s’est incliné en quarts de finale des Jeux olympiques devant l’Espagnol Pablo Carreno Busta. Avant de prendre son vol vers Toronto, il a fait escale quelques jours à Orlando, en Floride, afin de s’entraîner en vue de l’Omnium Banque Nationale.

« Je me sens bien, surtout physiquement », a-t-il affirmé en conférence de presse, dimanche après-midi.

Avant de jouer sous la chaleur accablante du Japon, le Russe a pris part au tournoi de Wimbledon, où il s’est avoué vaincu en ronde des 16 : un résultat décevant pour un joueur de son calibre, avait-il lui-même affirmé après sa défaite.

« Si tu es dans le top 10, et surtout dans le top 4 au monde, que tu perds en première ronde d’un Grand Chelem, ce n’est pas un bon résultat, peu importe si tu as bien joué, si tu te sentais bien, si tu penses avoir été malchanceux ou quoi que ce soit. Ce n’est pas un bon résultat. C’est la même chose ici », a-t-il laissé entendre.

En d’autres mots : s’il n’atteint pas la finale à Toronto, il sera insatisfait.

PHOTO MIKE SEGAR, ARCHIVES REUTERS

Daniil Medvedev est récemment arrivé de Tokyo, où il s’est incliné en quarts de finale des Jeux olympiques devant l’Espagnol Pablo Carreno Busta.

« Je veux montrer du bon tennis, a-t-il poursuivi. Quand je montre du bon tennis sur terrain dur, je sais que je suis vraiment difficile à battre, et c’est comme ça que je peux avoir le résultat que je souhaite. Je ne veux pas me faire d’attentes, je veux juste essayer de bien jouer, mais évidemment que je veux gagner. »

L’athlète de 25 ans a gardé de bons souvenirs de son dernier passage au Canada, alors qu’il avait atteint la finale de l’Omnium Banque Nationale, auparavant la Coupe Rogers. Âgé de 23 ans à l’époque, il avait perdu contre Rafael Nadal sur le court central du stade IGA, à Montréal. Il s’agissait de sa première finale d’un Master à vie.

« C’était un sentiment très spécial, s’est-il souvenu. J’étais à Montréal, alors tout le monde parlait français. Je pouvais parler français, mais ils ne le savaient pas, alors je ne pouvais pas interagir avec le public. C’était drôle, et ce sont de bons souvenirs. »

« J’ai toujours aimé jouer au Canada », a ajouté le grand gaillard de 6 pi 6 po.

« Je suis ici pour faire de mon mieux »

Quant à Rafael Nadal, il tentera de défendre son titre de champion de l’Omnium Banque Nationale remporté en 2019. À l’écouter parler en conférence de presse, toutefois, rien n’est moins certain qu’il y arrivera : il est encore affligé par une blessure à un pied survenue en demi-finale de Roland-Garros, il y a deux mois.

« Je suis ici pour faire de mon mieux et continuer les améliorations, a-t-il indiqué. Ç’a été quelques mois difficiles physiquement. »

Même s’il a précisé qu’il était « évidemment là pour essayer de gagner », l’athlète de 35 ans a principalement insisté sur l’importance de tester son pied et de retrouver ses aises sur le court après autant de temps à l’arrêt.

« Le plus important est d’essayer de sentir que je m’améliore et que je joue de mieux en mieux. C’est l’objectif ici, dans ce tournoi. Je vais probablement jouer mercredi, alors j’ai trois jours pour avoir de bons entraînements et être prêt pour le match. »

Le dernier duel de Nadal était il y a quelques jours, quand il a été défait par le 50joueur mondial, Lloyd Harris, en 8es de finale du tournoi de Washington. Ce tournoi, comme celui de Toronto, servait principalement à voir où il en était avec sa blessure et à le préparer pour les Internationaux des États-Unis, qui commenceront le 30 août.

L’Espagnol a réitéré à quelques reprises qu’il devait jouer sans douleur pendant plusieurs jours s’il souhaitait retrouver confiance en ses mouvements.

Nadal a remporté l’Omnium Banque Nationale à cinq reprises, la première fois en 2005, alors qu’il n’avait que 19 ans.

« Je suis content d’être ici, a-t-il affirmé. C’est une place où j’ai eu beaucoup de succès par le passé et où j’ai créé de bons souvenirs. J’ai toujours aimé ça, ici. »

Rappelons que le Suisse Roger Federer et le Canadien Milos Raonic se sont tous deux retirés du tournoi et ne seront donc pas à Toronto cette semaine.

Ils ont dit

Je suis excité d’être de retour à la maison. Le Master à la maison est toujours un gros évènement et je suis juste heureux qu’on ait une foule pour les matchs. C’est génial. Pendant un instant, j’ai eu peur qu’il n’y ait pas de partisans. Ça n’aurait pas été pareil.

Vasek Pospisil

Je me sens bien avec mon jeu. Je suis vraiment heureux d’être de retour à Toronto, un de mes endroits préférés pour jouer au tennis. J’aime les partisans ici, je suis content qu’on ait l’occasion d’être témoin de ça cette année.

Stéfanos Tsitsipás

Dans mon cas, tous les tournois auxquels je prends part sont importants parce que je veux être un meilleur joueur, je veux compétitionner, m’améliorer. Surtout quand c’est un Master, où je peux aller chercher beaucoup de points si je joue bien.

Andrei Rublev

Je me lève tous les matins avec l’objectif d’être meilleur au tennis, le sport auquel j’ai choisi de consacrer ma vie. Je suis vraiment heureux de pouvoir faire ce sport, d’inspirer les gens en faisant ce que je fais. Être au rang que je serai demain, c’est une énorme motivation et une bonne indication que j’ai bien fait les choses jusqu’à maintenant. Je suis reconnaissant. J’ai mis tellement d’efforts pour être dans le top 3, ce qui est spécial.

Stéfanos Tsitsipás

Quel est le but d’avoir un coach avec toi si tu ne peux pas en retirer tout le bénéfice ? Je sais que le tennis est un sport où tu prends les décisions, tu décides pour toi-même, mais parfois, un œil extérieur peut aider et changer le résultat de certains matchs.

Stéfanos Tsitsipás

Je veux juste faire du mieux que je peux. Je n’ai pas eu l’année la plus stable à l’entraînement avec mon équipe. Il y a plusieurs distractions qui sont survenues en dehors du court, professionnellement et personnellement. Je vois cette semaine comme une occasion de revenir aux bases.

Vasek Pospisil