(Paris) Le public a été invité à quitter le court Philippe-Chatrier à 22 h 30, alors que Novak Djokovic menait deux manches à un dans son quart de finale de Roland-Garros contre Matteo Berrettini, afin de respecter le couvre-feu instauré à partir de 23 h, a constaté l’AFP sur place.

Agence France-Presse

La première annonce n’a pas provoqué de départs massifs dans les tribunes. Une seconde annonce à 22 h 45 — « Le couvre-feu entrant en vigueur à 23 h, mesdames et messieurs veuillez prendre vos dispositions » — a été accueillie par des « on va rester ! on va rester ! » s’élevant de plus en plus fort des tribunes où restaient encore des milliers de personnes.

« On a payé ! On a payé ! », ont-il encore scandé plus tard. Mais au changement de côté suivant, à 22 h 55, le jeu a été interrompu et les joueurs ont brièvement quitté le court pour que le public évacue complètement.

« Le jeu est suspendu, nous attendons que vous ayez évacué les tribunes. Le jeu reprendra à huis clos », a annoncé l'annonceur.

Ce dixième et dernier match en nocturne de l’édition 2021 était le seul à avoir accueilli du public, en bénéficiant du recul du couvre-feu gouvernemental à 23 h au lieu de 21 h jusque-là.

Le match avait été programmé à 20 h en espérant qu’il puisse se terminer avant l’heure fatidique. Quelque 5000 personnes avaient pris place dans les tribunes.

Les organisateurs de Roland-Garros ont obtenu des autorités l’autorisation de faire entrer un peu plus de 5000 personnes pour les dix premiers jours du tournoi, avant de passer à un plafond de 13 000 pour les cinq derniers, lorsque la jauge autorisée est passée de 35 % à 65 % de la capacité maximum, avec un plafond à 5000.

Si bien qu’en journée mercredi, environ 13 000 personnes ont sillonné les allées du stade, grâce à la mise en œuvre du passe sanitaire.