La Coupe Rogers change de nom. Il faudra dorénavant l’appeler Omnium Banque Nationale.

Mis à jour le 2 févr. 2021
Frédérick Duchesneau
Frédérick Duchesneau La Presse

« C’est un grand jour pour Tennis Canada et pour le développement de notre sport », a dit Eugène Lapierre, directeur du volet montréalais du tournoi.

« Cette relation entre la Banque Nationale et nous est l’histoire d’une belle ascension. Et c’est une histoire dont j’ai eu la chance d’être témoin dès le début, en 2003, quand le Challenger de Granby a réussi à recruter la Banque Nationale comme présentateur de son tournoi. Une commandite mirobolante de 15 000 $… Ça a été le début d’une formidable collaboration », a-t-il raconté pendant la conférence de presse virtuelle, ponctuée d’un court message préenregistré de Bianca Andreescu.

Les deux grands partenaires du tournoi inversent en fait leurs rôles. De Coupe Rogers présentée par la Banque Nationale, il devient Omnium Banque Nationale présenté par Rogers. Ce dernier était le commanditaire en titre de l’évènement depuis deux décennies, alors que la Banque Nationale en était le commanditaire présentateur depuis 2005 à Montréal et 2010 à Toronto.

L’entente avec la Banque Nationale est d’une durée de 10 ans.

Dix ans, c’est inhabituellement long pour un partenariat de commandite. Mais nous croyons tous deux que le Canada a clairement entamé un âge d’or pour le tennis, donc une entente de cette durée prend tout son sens.

Michael Downey, président et chef de la direction de Tennis Canada

Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale, s’est pour sa part réjoui de ce « partenariat historique avec Tennis Canada ».

Elle continuera à investir dans de nombreux programmes – dont les Petits As, plateforme de recrutement et de développement – et dans les tournois de catégorie Challenger de Granby, Saguenay, Drummondville, Calgary et Winnipeg.

Quant au lien avec Rogers, il est renouvelé pour sept ans. Du même coup, Sportsnet prolonge son exclusivité en tant que diffuseur anglophone.

Par ailleurs, le court secondaire – actuellement nommé Banque Nationale – deviendra logiquement le court Rogers.

L’Omnium Banque Nationale est au troisième rang des tournois les plus anciens, après Wimbledon et les Internationaux des États-Unis.

Le volet masculin célébrera son 140e anniversaire du 7 au 15 août, à Toronto, tandis que le volet féminin, dont ce sera la 128e année d’existence, sera disputé du 6 au 15 août au stade IGA.

Investissement dans le tennis féminin

Pendant les questions des médias, Eugène Lapierre a réitéré qu’il avait bon espoir de présenter un tournoi cette année, sous réserve de l’accord des gouvernements, et que son équipe œuvrait à la préparation des différents protocoles de sécurité. Des propos essentiellement repris par le directeur du volet torontois de l’évènement, Gavin Ziv.

Un élément intéressant en aura toutefois émergé. La Banque Nationale compte investir dans le développement du tennis féminin, et une annonce en ce sens devrait être faite dans les prochains mois.

L’organisme Femmes et sport au Canada a publié l’an dernier un rapport soulignant que, durant l’adolescence, les jeunes femmes quittent le sport à raison d’une sur trois, a indiqué Michael Downey. Les garçons, c’est un sur dix.

« Donc, même si le tennis est très populaire chez les jeunes filles, il y a probablement une certaine érosion », a-t-il noté.

Les femmes comptent pour environ 30 % du personnel d’entraîneurs, a-t-il ajouté, loin de la cible idéale de 50 %.

On souhaite particulièrement augmenter cette proportion au sein du coaching haute performance, en raison de son potentiel rôle de modèles auprès des jeunes filles.