(Montréal) Moins d’une semaine après l’ouverture des terrains de tennis pour la pratique libre sur les courts extérieurs au Québec, les dirigeants de Tennis Québec ont soumis aux instances gouvernementales provinciales un projet de phase 2 de reprise du sport, axé sur trois grands thèmes.

Michel Lamarche
La Presse canadienne

En entrevue avec La Presse canadienne, dimanche, Jean-François Manibal, directeur de Tennis Québec, a confirmé l’information.

Dans le cadre de ce projet, présenté le lundi 25 mai, Tennis Québec propose, dans un premier temps, la reprise de la pratique libre en double.

« On pense, effectivement, qu’on peut réussir à jouer en double en respectant la distanciation, surtout quand on regarde la clientèle du double », note Manibal.

« Ce sont des gens qui, souvent, sont plus âgés et ce ne sont pas des gens qui vont se rentrer dedans régulièrement, ça c’est assez rare, fait-il remarquer. Je pense que la pratique en double, si on fait en sorte que les gens soient bien avertis qu’il faut être prudent, je pense qu’on est rendu à cette étape-là. »

Une deuxième requête de Tennis Québec est centrée sur la pratique encadrée par un entraîneur certifié dans le respect des normes gouvernementales, un élément que l’organisation aurait aimé voir dans la phase initiale.

« S’il y a quelque chose de facile à faire sur un terrain, c’est justement de faire respecter la distanciation, et nos entraîneurs sont formés pour ça. Ils savent comment travailler les jeunes sur un terrain », affirme Manibal, qui suggère des ratios spécifiques d’un entraîneur pour un nombre déterminé d’élèves, en fonction de leur âge.

« On pense effectivement qu’en tennis, on peut avoir un ratio de 1 pour 4 pour les 5-6 ans, qui serait facile à faire respecter, 1 pour 6 pour les 7-8 ans et 1 pour 8 pour les 9 à 17 ans. »

En dernier lieu, Manibal souhaite que le gouvernement autorise également l’ouverture des lignes récréatives locales, en simple et en double.

« Quand je dis local, c’est vraiment local. Ce n’est pas interclubs, ce n’est pas interrégions, c’est vraiment à l’intérieur du club comme tel, pour permettre aux gens d’avoir leur petite ligue, toujours en respectant les consignes gouvernementales, en faisant en sorte que les horaires de matchs soient décalés pour éviter qu’il y ait trop de personnes en même temps sur le site, en utilisant deux boîtes de balles pour le simple, quatre boîtes pour le double. Ce sont des choses qui, je pense, pourraient être réalisables maintenant », énumère le directeur général de Tennis Québec.

Par ailleurs, Manibal a confié que Tennis Québec prévoit envoyer un autre document, au milieu de la prochaine semaine, demandant l’ouverture des centres intérieurs.

« Mon équipe travaille très fort là-dessus. On trouve que, présentement, s’il y a un endroit qui pourrait effectivement accueillir du sport encadré, c’est bien dans les centres intérieurs. J’ai parlé [aux gens de] l’industrie et ils sont très, très prêts, ils ont pris les mesures nécessaires pour s’assurer que toutes les consignes gouvernementales soient respectées. »

Le directeur général de Tennis Québec ne s’avance pas à déterminer une date où il aimerait voir la mise en place de la phase 2, laissant cette décision à la discrétion du gouvernement.

Par ailleurs, Manibal se dit satisfait de la réponse des amateurs de tennis depuis l’ouverture des terrains extérieurs, le 20 mai dernier.

« De tout ce qu’on a entendu de nos clubs partenaires, ça va extrêmement bien. Les gens sont très heureux et les terrains sont occupés du matin au soir. C’est un petit peu la folie furieuse. Un bon exemple, c’est le stade IGA. On est collé dessus, alors on le voit vraiment, et les terrains sont loués du matin au soir et c’est plein tout le temps. Je pense que c’est de bon augure. »