(Anvers) Andy Murray a fait parler l’expérience pour s’offrir, samedi à Anvers, le jeune Français Ugo Humbert et sa première finale depuis 2017 et ses premiers problèmes à la hanche.

Agence France-Presse

L’ancien numéro un mondial, de retour sur le circuit depuis quatre mois, donne l’impression d’avoir laissé derrière lui ses soucis de hanche qui lui ont valu une deuxième opération en janvier dernier.  

Vainqueur 3-6, 7-5, 6-2, il rencontrera en finale un autre grognard : Stan Wawrinka, lui aussi tombeur d’une recrue, l’Italien Jannik Sinner, âgé d’à peine 18 ans.

Brisé après avoir été mené 40-15 dans le deuxième set, neuf points d’affilée pour prendre l’avantage dans la troisième manche… l’actuel 243e mondial a été capable plusieurs fois de retourner des situations difficiles face au Français qu’il affrontait pour la première fois.

Colérique, comme lorsqu’il a gâché un bris dans le deuxième set, Murray a pourtant pris l’ascendant dans un match qui a d’abord semblé lui échapper.

Face à un Français 70e mondial qui a d’entrée tenté des coups risqués, tout près de la ligne, Murray a cédé son service en expédiant une balle dans le filet alors que Humbert défendait solidement au fond.

Mais même mené, même en gâchant plusieurs opportunités, l’Ecossais a su faire tourner le vent.

Premier avertissement quand il a pris le service de Humbert à 3-1 dans le deuxième set, après avoir été mené 40-15.

Malgré un beau retour, en recollant tout de suite au score, le Français a finalement cédé à la pression, accumulant les erreurs sur son deuxième service, et perdant le set sur une double faute dans le dernier jeu.

Et Murray a déroulé. Neuf points d’affilée dès le début de la troisième manche pour effacer trois balles de break du Français et lui prendre dans la foulée son service avec un jeu blanc.

Coup de massue décisif. Murray n’a plus concédé la moindre balle de break.

Et il rejoint Wawrinka, adversaire autrement plus coriace, qui pèse comme lui trois titres en Grand Chelem.