L'Américaine Serena Williams a montré la sortie à la favorite et numéro 1 mondiale, la Roumaine Simona Halep, au quatrième tour des Internationaux d'Australie, lundi.

Mis à jour le 21 janv. 2019
HOWARD FENDRICH ASSOCIATED PRESS

La joueuse de 37 a ans a signé une victoire de 6-1, 4-6, 6-4.

Halep s'est toutefois avérée le premier vrai test de Williams dans ce tournoi, qu'elle tente de remporter pour la huitième fois. La Roumaine a offert toute une opposition à Williams dans un match où l'avantage a changé de joueuse à profusion.

«C'était un match très intense, avec quelques points incroyables, a dit Williams, qui a maintenant une fiche de 9-1 contre Halep. J'adore jouer au tennis et j'adore jouer ici. Je suis heureuse d'être de retour sur les courts.»

Ce n'est pas avant que Williams ne sauve trois balles de bris pour faire 3-3 au dernier set qu'elle a vraiment pris le contrôle du duel.

«J'ai joué de malchance un tout petit peu», a indiqué Halep.

Williams a ensuite inscrit un bris pour prendre les devants 4-3, en route vers la victoire et un affrontement contre Karolina Pliskova, tombeuse de l'Espagnole Garbine Muguruza 6-3, 6-1 plus tôt.

Pourtant, ce duel ne s'annonçait pas comme un grand match. Les deux joueuses ont échangé des bris de service peu reluisants en début de rencontre, commettant toutes deux des doubles fautes et plusieurs fautes directes. Williams s'est ressaisie la première pour s'emparer du premeir set.

«Je me suis sentie comme si je m'étais fait frapper par un train», a imagé Halep.

La Roumaine a ensuite concédé un bris rapide en deuxième manche, avant de soudainement retrouver ses esprits et son jeu. Elle n'a commis que 12 fautes directes dans tout le match, mais ça n'a pas été suffisant pour profiter des 31 commises par la 16e tête de série.

«Elle est de nouveau Serena, autant physiquement que mentalement. Je crois que son niveau de jeu est excellent, a déclaré Patrick Mouratoglou, l'entraîneur de Williams. Je crois qu'elle avait besoin d'un défi important, et c'est ce qui s'est produit (lundi).»

Dans les autres rencontres, l'Ukrainienne Elina Svitolina a défait l'Américaine Madison Keys en trois manches de 6-2, 1-6, 6-1. Sixième tête de série et championne des finales de la WTA, Svitolina a surmonté cinq balles de bris lors du troisième jeu de la manche décisive, qui a duré plus de 15 minutes et lors de laquelle les deux rivales ont été à égalité 11 fois.

Lors de son prochain match, Svitolina affrontera la Japonaise Naomi Osaka, championne des Internationaux des États-Unis en 2018 et quatrième tête de série, qui a vaincu la Lettone Anastasija Sevastova, classée 13e, 4-6, 6-3, 6-4. L'Ukrainienne présente un dossier de 0-3 dans ces circonstances dans les tournois du Grand Chelem.

Osaka sait que le chemin vers les demi-finales ne sera pas facile.

Face à Sevastova, la Japonaise a pensé comment le jeune Stefanos Tsitsipas, âgé de 20 ans seulement, a réussi à surprendre Roger Federer et comment Frances Tiafoe s'est qualifié pour les quarts de finale pour la première fois. Un processus qui l'a grandement aidée.

«Je ne savais pas trop quoi faire à un moment, a raconté Osaka. Je me suis rappelée de tous les jeunes joueurs qui ont gagné hier, à Tsitsipas qui a battu Federer et j'ai décidé que je voulais bien faire moi aussi.

«Je crois que c'est le rêve de tout le monde», a-t-elle ajouté.

Osaka pourrait affronter en finale Serena Williams, face à qui elle a remporté les Internationaux des États-Unis l'été dernier.