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Li Na quitte les courts

La Chinoise Li Na a remporté le tournoi... (Photo Charles Platiau, archives Reuters)

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La Chinoise Li Na a remporté le tournoi de Roland-Garros en 2011.

Photo Charles Platiau, archives Reuters

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Neil Connor, Sébastien Blanc
Agence France-Presse
Wuhan, Chine

Première asiatique à avoir remporté un tournoi du Grand Chelem, la championne de tennis chinoise Li Na a annoncé vendredi sa retraite sportive, suscitant une forte émotion chez ses dizaines de millions de fans.

Actuellement sixième mondiale, la joueuse de 32 ans a expliqué fonder sa décision sur l'impossibilité de régler ses problèmes physiques, dans un communiqué publié sur son compte de microblogues.

«N'étant plus en mesure de jouer au même niveau qu'auparavant, (...) j'ai pris la décision qui s'impose: arrêter la compétition», a écrit la Chinoise, victorieuse en janvier des Internationaux d'Australie et également lauréate de Roland-Garros en 2011.

«Ce que j'ai réalisé (dans ma carrière) dépasse largement tous mes rêves et ma plus grande fierté reste d'avoir apporté de la gloire au pays», a ajouté Li Na, qui s'est vu parfois reprocher un manque de patriotisme en signant ses victoires.

Dans un pays où les premiers sports de raquette sont le tennis de table et le badminton, l'annonce du retrait des courts de Li Na a néanmoins fait l'effet d'un coup de tonnerre.

La nouvelle a instantanément bondi vendredi en tête de liste des sujets les plus débattus sur Sina Weibo, le premier service de microblogues du pays, avec quelque 19 millions de messages de ses fans.

Pionnière

«Elle a eu une influence énorme sur le tennis chinois. Quand Li Na a commencé à jouer, il y avait bien moins de joueurs. Grâce à elle, il y en a de plus en plus», a déclaré à l'AFP Xia Xiyao, la femme entraîneure qui lui a fait faire ses premiers échanges à l'âge de sept ans, après l'avoir convaincue d'abandonner le badminton pour le tennis.

«J'ai lu dans ses yeux qu'elle en voulait», a-t-elle raconté depuis le complexe sportif  de Wuhan - la ville natale de Li Na au centre de la Chine -,où elle se sont rencontrées.

La joueuse a expliqué vouloir désormais consacrer davantage de temps à sa famille et, parallèlement, oeuvrer au rayonnement du tennis à l'étranger et en Chine, pays où cette discipline demeure pratiquée par une élite aisée.

«Il y a beaucoup plus de tennis en Chine. Beaucoup de tournois y ont déménagé», a réagi l'ancienne numéro 1 mondiale Martina Hingis, qui a déjà affronté la Chinoise sur le circuit. Six tournois de la WTA sont au programme en Chine cette saison.

Enfant unique à l'image de sa génération, Li Na restera la première Asiatique - hommes et femmes confondus - à avoir atteint une finale de Grand Chelem (aux Internationaux d'Australie en 2011) et à avoir ensuite remporté un tournoi du Grand Chelem, à Roland-Garros cette même année.

C'est également à ce jour la seule Chinoise à s'être hissée dans le top 10 mondial.

«Tu te retires dans la gloire et tu incarneras la fierté du tennis chinois», a écrit un internaute.

Dans son microblogue, la droitière assure avoir été confrontée à «une année 2014 très difficile» en raison d'une blessure à un genou qui l'a obligée à déclarer forfait à Montréal, Cincinnati, ainsi qu'aux Internationaux des États-Unis.

Insoumise

«Depuis mars, je souffre de mon genou et je ne suis pas en état de jouer au plus haut niveau», avait relaté la vedette à la réputation d'insoumise depuis qu'elle a quitté le système rigide encadrant les sportifs professionnels en Chine.

Spontanée, souriante, s'exprimant clairement en anglais et emportant facilement l'adhésion du public, Li Na laissera le souvenir de discours débridés et pleins d'humour en bord de courts.

La cible de ses piques affectueuses étant invariablement son mari et entraîneur, Jiang Shan, à qui elle a notamment reproché publiquement un jour de ronfler et de l'empêcher de dormir.

La joueuse espérait faire son retour à la compétition pour le tournoi de Wuhan lors de cette seconde quinzaine de septembre.

Mais c'est à Pékin dimanche qu'elle détaillera de vive voix, lors d'une conférence de presse qui devrait attirer les foules, sa décision d'arrêter.

Une statue de la championne trône dans un parc de Wuhan au bord du fleuve Yangtsé.

«On est très fiers d'elle, on respecte son choix», déclare Li Lin, une jeune habitante de Wuhan âgée de 20 ans.




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