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Internationaux des États-Unis: la rédemption de Marin Cilic

Le Croate Marin Cilic a remporté lundi le... (Photo Eduardo Munoz, Reuters)

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Le Croate Marin Cilic a remporté lundi le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière.

Photo Eduardo Munoz, Reuters

Un an après avoir raté les Internationaux des États-Unis parce qu'il purgeait une suspension pour dopage, le Croate Marin Cilic a obtenu, lundi, une étonnante rédemption en remportant le premier grand titre de sa carrière.

Le joueur de 25 ans, 16e mondial avant le tournoi, a aisément battu le Japonais Kei Nishikori en trois manches de 6-3, 6-3 et 6-3. Rapidement en avance, il a fait preuve d'un calme et d'une maîtrise presque parfaits jusqu'aux derniers jeux du match, quand il a finalement montré toutes ses émotions.

«J'y croyais... dans mes rêves! Mais je n'ai jamais cessé de rêver, et on dirait que tout le travail que j'ai accompli au cours des dernières années, des derniers mois, a finalement porté ses fruits au cours des derniers jours, a expliqué le champion. Je ne crois pas avoir mieux joué dans toute ma carrière qu'au cours des trois derniers matchs...»

Cilic a battu successivement le Tchèque Tomas Berdych (6e) en quart de finale, le Suisse Roger Federer (2e) en demi-finale et Nishikori en finale sans jamais céder une manche. Du haut de ses 6'6, il a dominé le jeu grâce à ses services (17 as) et à ses coups gagnants (38), une manière qui n'était pas sans rappeler celle de son entraîneur Goran Ivanisevic, le seul Croate avant lui à avoir remporté un titre en Grand Chelem (à Wimbledon en 2001).

«Goran m'a appris à bien contrôler mon service, à varier mon jeu aussi, mais il m'a surtout rappelé combien c'était amusant de pratiquer le tennis. Nous avons vraiment du plaisir à l'entraînement, et cela était particulièrement vrai depuis deux semaines ici à New York.»

Cilic avait été suspendu l'été dernier pour un contrôle positif au nicéthamide, un stimulant interdit. Il avait expliqué avoir consommé une tablette de glucose sans savoir ce qu'elle contenait et avait vu sa suspension réduite de neuf à trois mois après un appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Avec le recul, il a reconnu lundi que cette affaire lui avait permis de mettre de l'ordre dans ses priorités, de faire le «ménage» dans son entourage et d'entreprendre avec Ivanisevic le travail qui lui a permis de triompher à New York.

«Il y a un an, je me souviens avoir regardé beaucoup de matchs des Internationaux à la télé, après les entraînements, avec Goran et toute l'équipe. À l'époque, je croyais que le plus beau jour serait celui où je rejouerais en tournois. Aujourd'hui (lundi), cela dépasse toutes mes espérances.»

Une finale ratée pour Nishikori

Même s'il avait battu son rival cinq fois en sept affrontements, Nishikori est passé à côté de cette première grande finale de sa carrière. Le joueur de 24 ans, 11e mondiale au début du tournoi, a sans doute payé les efforts de ses matchs marathons des tours précédents quand il a difficilement éliminé trois joueurs du top 10, Milos Raonic (6e), Stanislas Wawrinka (4e) et Novak Djokovic (1er).

«Ce fut probablement mon pire match du tournoi, même s'il a très bien joué, a estimé Nishikori. J'étais très nerveux, et il ne m'a pas vraiment laissé placer mon jeu. Il y a toutefois beaucoup de choses positives à retenir de ces deux semaines.

«En arrivant ici, je soignais encore une blessure et je n'avais aucune attente. J'ai remporté des matchs importants, battu le numéro un mondial et disputé ma première finale en Grand Chelem. Je suis déçu pour aujourd'hui, mais très satisfait de mon tournoi.»

Il y avait presque 10 ans, depuis janvier 2005 aux Internationaux d'Australie, qu'une finale masculine en Grand Chelem avait été jouée sans Roger Federer, Rafael Nadal ou Novak Djokovic. Le «Big Three» du tennis masculin s'était partagé 34 des 38 derniers titres majeurs, mais il en a raté deux cette année, et le sacre de Cilic confirme qu'on assiste bien à un changement de garde.

Le match de championnat de lundi était aussi le premier depuis 2005 entre deux joueurs dont il s'agissait d'une première finale en Grand Chelem. Par ailleurs, il s'agissait d'une première finale depuis 1997 entre des joueurs classés au-delà du 10e rang mondial. L'Australien Patrick Rafter (14e) avait enlevé le titre devant le Britannique (d'origine canadienne) Greg Rusedski (20e).

Le dernier vainqueur moins bien classé que les finalistes de lundi avait été l'Américain Pete Sampras, en 2002. L'ancien numéro 1 mondial, en fin de carrière, n'était plus que 17e au classement mondial, mais il avait arraché à 31 ans le dernier de ses 14 titres majeurs.

Nishikori (8e) et Cilic (9e) seront toutefois du top 10 dans le prochain classement mondial, rejoignant Raonic et le Bulgare Grigor Dimitrov.

«C'est une bonne nouvelle pour le tennis, a jugé Nishikori. Milos et Grigor étaient en demi-finales à Wimbledon, Marin et moi étions en finale ici. Nous avons tous entre 23 et 25 ans, notre temps est peut-être arrivé, et c'est bien que la hiérarchie évolue.»

De son côté, Cilic a conclu: «Ma victoire prouve que tous les joueurs peuvent y parvenir s'ils travaillent fort et ne cessent jamais d'y croire!»




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