La Russe Vera Zvonareva a remporté à 24 ans le premier grand titre de sa carrière en dominant la Serbe Ana Ivanovic dimanche en finale du tournoi d'Indian Wells 7-6 (7/5), 6-2, dans des conditions de jeu rendues très difficiles en raison d'un fort vent.

Benoît Petit AGENCE FRANCE-PRESSE

Zvonareva, tête de série N.4 et 6e joueuse mondiale, a dominé la tenante du titre, tête de série N.5, pour s'adjuger le 9e titre de sa carrière, de loin le plus important, dans un match qui a parfois ressemblé à une parodie de tennis.

Services ratés, trajectoires de balle déviées, balles trop longues ou trop basses... Le vent a complètement gâché cette finale de deux heures, provoquant un nombre d'erreurs abyssal, surtout du côté de la Serbe (46 fautes directes, soit plus de la moitié des points de la Russe, 5 double fautes).

Zvonareva, demi-finaliste de l'Open d'Australie et vainqueur du tournoi de Pattaya (Thaïlande) cette saison, est celle qui a le mieux joué avec les éléments, évitant de prendre des risques et assurant ses mises en jeu (76% de premier service).

Dans les deux manches, Ivanovic s'est montrée incapable de capitaliser sur un break rapide qui lui permis de mener 2 jeux à 0. Au premier set, elle a ainsi perdu quatre jeux consécutifs pour revenir se procurer une balle de set à 6-5 mais s'incliner au tie break.

Et dans le second set, la jeune femme de 21 ans a encaissé six jeux d'affilée pour perdre la rencontre.

«Je n'ai jamais joué dans des conditions aussi difficiles, a déclaré Ivanovic. Vera a été plus forte que moi mentalement, elle a su s'adapter.»

La Russe, entraînée en Californie par le coach français Samuel Sumyk, ne comptait pour l'instant que des tournois mineurs ou intermédiaires à son palmarès (Bol, Memphis, Birmingham, Cincinnati, Prague, Guanzhou).

«Merci à tous d'être venus nous soutenir par ce temps un peu fou et merci à tous ceux qui font de ce tournoi l'un des meilleurs du circuit, a déclaré la Russe. Je félicite aussi Ana pour sa deuxième finale d'affilée ici.»

Le tournoi d'Indian Wells était le plus important depuis le début de la saison après Melbourne. Il s'est toutefois joué sans deux des cinq meilleures joueuses mondiales, Serena (N.1) et Venus (N.5) Williams, qui ne se déplacent plus dans le désert californien depuis 2001 après un incident à caractère raciste dans les tribunes.