La N.1 mondiale du tennis, Serena Williams, a jugé excessif le nouveau suivi imposé aux joueurs dans le cadre de la lutte contre le dopage, jeudi en marge de l'Open Gaz de France.

Mis à jour le 12 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«C'est trop», a dit l'Américaine, reprenant ainsi à son compte des critiques formulées la veille à Rotterdam par son homologue masculin Rafael Nadal.

«Si j'ai envie de passer un jour de vacances à la Barbade, je ne devrais pas avoir à le dire», a estimé Williams.

La nouvelle politique antidopage oblige les joueurs à indiquer aux autorités antidopage à quel endroit on peut les trouver à une heure déterminée chaque jour. Auparavant, ils n'y étaient tenus que cinq jours par semaine.

Nadal avait déclaré mercredi qu'avec ces nouvelles mesures il avait l'impression d'être «un criminel». «Même ma mère ne sait pas où je suis tous les jours», avait dit le récent vainqueur de l'Open d'Australie.

L'Américaine a raconté qu'elle avait déjà eu des déboires avec les contrôleurs. «Une fois, j'étais sortie dîner et quelqu'un s'est présenté à la maison pour me tester. Je pense que j'ai dû avoir un avertissement pour ça. Mais je ne peux quand même pas rentrer chez moi en courant pour y être testée !», a dit la championne, persuadée que le tennis est «le sport le plus propre».

Selon le règlement de l'Agence mondiale antidopage, trois avertissements sur une période de dix-huit mois entraînent une sanction.