Mary Spencer semble partie pour la gloire. La Montréalaise d’adoption n’a fait qu’une bouchée de Chris Namus, jeudi soir, au Casino de Montréal.

Publié le 23 juin
Jean-François Téotonio
Jean-François Téotonio La Presse

L’Ontarienne d’origine (6-0, 4 K.-O.) a envoyé l’Uruguayenne (25-9, 8 K.-O.) au tapis trois fois lors du premier round. La rixe a duré 1 min 56 s.

« C’est parfait, a-t-elle commenté après le combat, le sourire aux lèvres aux abords du ring. J’ai pu m’amuser. Je n’étais pas là que pour perdre la tête et tenter de l’envoyer au tapis. »

C’est pourtant ce qu’elle a fait. Et ce, dès les premières secondes de l’engagement.

La Canadienne de 37 ans reste donc invaincue en six combats professionnels. On sent qu’un combat de championnat du monde ne se fera pas trop attendre dans son cas, tant sa force de frappe et sa domination sur le ring attirent l’attention.

D’autant que Chris Namus, ancienne championne du monde de l’IBF, n’est pas la moindre des adversaires.

Mais Mary Spencer ne craint personne.

« Je suis certaine que peu importe contre qui je me bats, je serai capable d’en prendre, assure-t-elle. La question est plutôt de savoir si mes adversaires pourront encaisser mes frappes à moi ! »

La native de Wiarton, en Ontario, revient de loin. Elle avait abandonné la boxe après les Jeux olympiques de Londres, en 2012. Puis elle a retrouvé sa passion dans les dernières années. Et pas qu’un peu.

« J’ai enfilé les gants à nouveau parce que le feu en moi était trop fort. Je vais continuer jusqu’à ce que mon cœur et mon esprit me disent que c’est assez. Ou alors jusqu’à ce que mon médecin me dise d’arrêter ! »

Yves Ulysse veut « passer aux choses sérieuses »

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Yves Ulysse fils

Yves Ulysse fils veut « revenir au top ». Sa victoire de jeudi soir face à l’Argentin Reuquen Cona Facundo Arce lui vaut, selon lui, un combat de la plus grande envergure.

Ulysse (21-2, 12 K.-O.) l’a emporté par K.-O. au troisième round.

Lorsqu’on lui demande ce qu’il souhaite pour la suite de sa carrière, le Québécois est catégorique.

« Un combat de championnat du monde, répond-il. Je suis tanné de jouer dans la cour d’école. J’ai toujours voulu les plus gros défis depuis mon arrivée chez les professionnels. »

Il fait ensuite référence à son parcours sinueux, freiné entre autres par une défaite contre Ismael Barroso en 2019.

« Je suis tombé et je me suis relevé. J’ai eu une embûche, je suis revenu plus fort. »

Oganesyan perd son titre

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Artem Oganesyan

Le Montréalais Artem Oganesyan a dû céder son titre NABF des mi-moyens, jeudi soir. Le Mexicain Dante Jardón le lui a ravi en étant dominant du début à la fin des 10 rounds.

On ne s’attendait toutefois pas à ce que ce combat se rende à la limite lorsqu’on a vu Oganesyan aller au tapis au tout premier round. C’est pourtant ce qu’il a forcé Jardón à faire.

Oganesyan a été sur la défensive la majorité du combat. Le Mexicain le harcelait sans arrêt en voulant garder le combat au corps à corps. Mais au volume, c’en était trop pour le protégé d’Eye of the Tiger Management.

Oganesyan avait obtenu sa ceinture en mars dernier.

Leila Beaudoin veut maintenir le rythme

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Leila Beaudoin et Amel Anouar

Leila Beaudoin enchaîne les combats. Et les victoires. Elle s’est imposée par décision unanime contre la Française Amel Anouar (2-3-1) chez les super-plumes, jeudi, lors de son troisième combat en quatre mois.

« Tout ce qu’on a travaillé dans le gym, je l’ai appliqué ce soir, a commenté la pugiliste aux abords du ring par la suite. […] J’ai été précise dans mes attaques et j’ai touché souvent la cible. »

La Témiscouataine (6-0, 1 K.-O.) est donc restée invaincue en six affrontements depuis le début de sa carrière, en 2019.

Elle n’a d’ailleurs pas encore dit son dernier mot cette année, parce qu’elle veut « ajouter des cordes à son arc ».

« Je n’ai pas fini de boxer en 2022, ça, c’est certain ! »

Un spectacle soutenu en sous-carte

Avery Martin-Duval (7-0-1, 4 K.-O.) et Luis Reyes Carmona (9-2-1, 2 K.-O.) se sont livré un des bons combats de la sous-carte, qui s’est terminé par une victoire du favori local. La décision unanime aurait pu aller des deux côtés.

En lever de rideau, le Montréalais Hamza Khabbaz l’a emporté par décision unanime face à Marco Chino Villa. Le Mexicain a offert une opposition respectable dans un combat où la défense avait été laissée de côté.

Luis Santana (6-0, 2 K.-O.), aussi de Montréal, s’est quant à lui imposé face à Sergio Hernandez Cruz (8-1-1, 6 K.-O.). Une décision unanime après six rounds chaudement disputés.