« Ça faisait longtemps que j’attendais une [occasion] comme ça, dans mon pays. » Parce que oui, enfin, Óscar Rivas pourra se battre chez lui, en Colombie. Pour la toute première fois de sa carrière.

Publié le 26 avril
Jean-François Téotonio
Jean-François Téotonio La Presse

Il le fera le 13 août prochain, au stade olympique Pascual Guerrero, à Cali. Le Colombien installé à Montréal y défendra son titre de champion du monde des super-lourds-légers du WBC, acquis en novembre dernier à l’Olympia de Montréal.

Et il devrait pouvoir le faire devant de 35 000 à 40 000 personnes, selon les estimations rapportées par son promoteur Yvon Michel, mardi.

C’est d’ailleurs de la capitale colombienne, Bogotá, que Rivas s’est adressé aux médias montréalais. Son enthousiasme a été le thème de la rencontre virtuelle.

C’est quelque chose de très excitant. Me battre chez moi, c’est très motivant.

Óscar Rivas

« Maintenant que j’ai cette ceinture-là, de la défendre chez moi, ça me donne de la confiance et la motivation de bien faire le travail pour la soirée du 13 août. »

Il montera dans le ring face au Polonais Lukasz Rozanski (14-0-0, 13 K.-O.), dont le dernier combat remonte à mai 2021.

Rivas (28-0, 19 K.-O.), 34 ans, s’attend à un affrontement « pas facile ».

« Rozanski, comme Óscar, vient des poids lourds, a expliqué Michel mardi. Il a déjà boxé à 240 livres lui aussi. Il va être capable de défier Óscar en tout temps. »

« Óscar est très apprécié »

Rivas venait de parler pendant plus d’une heure aux nombreux médias colombiens rassemblés à Bogotá. Son agent Stéphane Lépine et lui sont ravis de prendre conscience de la notoriété du pugiliste chez lui, malgré son exil – et sa carrière – au Canada.

« La vibration que je ressens des gens qui rencontrent Óscar, la vibe qu’il y a ici, [on sent] qu’Óscar est très apprécié. Je crois que ce sera un très bon évènement.

« Ici, Óscar va avoir une belle résonance internationale. Il va avoir la foule avec lui. »

Rivas montre le même enthousiasme.

Le monde commence à me connaître et sait que le Canada est ma deuxième maison. Quand j’arrive ici, en Colombie, le monde me dit : “Hé, le champion !” Ça me donne de la motivation de savoir que le monde se rend compte qu’en dehors de la Colombie, plusieurs sportifs ont fait leur travail.

Oscar Rivas

Le calendrier du camp d’entraînement de Rivas n’est pas encore confirmé. Son équipe et lui prévoient toutefois s’entraîner à Montréal, puis prendre un vol vers la Colombie environ trois semaines avant le combat.

Et ils ne devraient pas être les seuls résidants du Québec à faire le voyage. Michel a promis d’annoncer une sous-carte incluant plusieurs boxeurs québécois dans les prochaines semaines.