Depuis le mois d’avril, les noms d’Óscar Rivas et de Marie-Eve Dicaire étaient quasi indissociables.

Frédérick Duchesneau
Frédérick Duchesneau La Presse

Lorsqu’il était question du combat de championnat du monde que livrerait Óscar Rivas (27-1, 19 K.-O.) à l’Américain Bryant Jennings (24-4, 14 K.-O.) pour le titre WBC de la toute nouvelle catégorie des super-lourds-légers (224 lb), on ajoutait que Marie-Eve Dicaire (17-1, 0 K.-O.) se battrait en demi-finale contre Patricia Berghult (14-0, 3 K.-O.) pour la ceinture WBC des poids super-mi-moyens (154 lb), dont la Suédoise est détentrice intérimaire.

Mais, la semaine dernière, dans le communiqué pré-conférence de presse à propos du duel Rivas-Jennings, rien sur Dicaire. C’est officiel, elle ne sera pas du gala du 22 octobre.

« On est en train de regarder pour replacer le combat de Marie-Eve. On n’avait pas les moyens de faire deux combats de championnat du monde à L’Olympia », a indiqué le président de GYM, Yvon Michel, en entretien avec La Presse mercredi.

L’organisation a jeté son dévolu sur cette salle en raison de la non-disponibilité des autres.

Le promoteur discutera avec la boxeuse et son entourage cette semaine « pour regarder les options ensemble ». Il veut lui faire voir de l’action cet automne. La date et le lieu demeurent indéterminés pour l’instant.

L’identité de l’adversaire, aussi, cela dit. Le clan de la Suédoise — qui n’a pas boxé depuis le 27 novembre 2019 — pourrait avoir tourné les talons.

« Je ne suis pas sûr, il faut que je reparle aux gens de Berghult parce qu’ils m’ont dit qu’ils avaient peut-être d’autres choses en vue », révèle Michel.

La Québécoise a subi son seul revers en carrière le 5 mars dernier, par décision unanime, aux mains de l’Américaine Claressa Shields, perdant du même coup son titre de l’IBF.