(Beverly Hills) Une petite bagarre avant le gros combat : le Mexicain Canelo Alvarez et l’Américain Caleb Plant, qui doivent s’affronter le 6 novembre, pour l’unification des titres chez les super-moyens, n’ont pas attendu pour échanger quelques coups en conférence de presse, mardi à Los Angeles.

Agence France-Presse

C’est avant même le début de la conférence tenue en extérieur dans un hôtel de Beverly Hills, au moment où les deux boxeurs se sont fait face nez à nez, comme le veut la tradition, que la tension est subitement montée d’un cran, avec des noms d’oiseaux envoyés réciproquement.

Sur quoi Alvarez a poussé assez violemment Plant, qui a tenté en réplique un crochet du gauche, esquivé par son rival, qui l’a contré d’un enchaînement crochets du gauche, bien réussi celui-ci, et du droit.

Les deux hommes ont alors été séparés par une armée de gros bras, Plant ayant hérité après ce court échange d’un belle entaille sous l’œil droit.

Cet avant-goût pourrait avoir une conséquence néfaste sur le combat prévu dans sept semaines à Las Vegas, car si une sérieuse blessure était constatée un report pourrait être ordonné.  

Canelo (31 ans, 56 victoires, 2 nuls, 1 défaite) doit remettre en jeu ses titres WBC, WBA, WBO des super-moyens, Plant (29 ans, 21 victoires en autant de combats) sa ceinture IBF. Le vainqueur sera champion du monde incontesté de la catégorie.

La conférence de presse a ensuite finalement eu lieu, le Mexicain expliquant avoir pris ombrage d’une insulte visant sa mère, lui même ayant été entendu en train d’en prononcer une du même type à Plant juste après avoir poussé l’Américain. « Il peut dire sur moi tout ce qu’il veut, mais pas sur ma mère », a-t-il argué.

« Tout ce qu’on faisait, c’était de se fixer l’un l’autre. Il avait quelque chose à dire, j’avais quelque chose à dire. Il allait me frapper, j’allais le frapper. Et puis il a fait ce qu’il a fait », a pour sa part dit Plant.

Ce dernier a ensuite accusé le Mexicain d’avoir recours au dopage, rappelant qu’il avait été suspendu durant six mois en 2018, après avoir été contrôlé positif au clenbutérol. « Tu es un tricheur de drogué… un tricheur », l’a-t-il apostrophé.  

« Ne cherche pas d’excuses avant le combat », a répondu Alvarez en colère.