(Arlington) Le Mexicain Saul « Canelo » Alvarez a remporté la ceinture WBO et conservé ses titres WBA et WBC des poids super-moyens, en battant par abandon avant le 9e round l’Anglais Billy Joe Saunders, samedi à Arlington (Texas) devant une foule de 70 000 personnes.

Agence France-Presse

« Canelo », à qui il ne lui manque plus que le titre IBF, propriété de l’Américain Caleb Plant, pour être le roi incontesté de la catégorie, a été intraitable lors de cette confrontation, qui a constitué l’évènement sportif rassemblant le plus de monde aux États-Unis depuis le début de la pandémie de coronavirus, dans une ambiance indescriptible.

C’est au terme d’un huitième round où le Mexicain a déchaîné les enfers sur l’Anglais, qui avait subi ses assauts jusque-là, sans démériter en défense ou en contre, que sa blessure sous l’œil droit a poussé son camp à jeter l’éponge. Une fracture de la pommette était redoutée.

« Canelo » lui avait asséné, comme le voulait sa stratégie depuis le début, de puissants crochets du droit au corps puis au visage et même au cou, quand l’ouverture se faisait. Et elle s’est faite de plus en plus systématiquement. Ce qui n’a pas empêché Saunders, courageux, de rester debout.

« Je savais que le combat allait commencer au huitième round. Mais ce n’était pas aussi difficile que je m’y attendais, je réalise que ma préparation était bonne et que je m’améliore de jour en jour », a déclaré à chaud le vainqueur, ajoutant avoir compris qu’il ne perdrait pas « parce que j’ai cassé sa pommette ».

Jamais vraiment à l’aise face aux pattes gauches, ceux qui virent sa victoire étriquée contre le Cubain Erislandy Lara en 2014 s’en rappellent, Alvarez a cette fois prouvé que dans l’exercice, il n’était « plus le même boxeur qu’il y a sept ou huit ans ».  

Le tout dans l’imposant l’AT&T Stadium, antre de l’équipe de football américain (NFL) des Dallas Cowboys, rempli d’aficionados mexicains, tout acquis à la cause de « Canelo », et qui ont mis une ambiance indescriptible

Champion du monde dans quatre catégories différentes (super-mi-moyens, moyens, super-moyens et mi-lourds), il apparaît à 30 ans au sommet de son art, fort désormais de 56 victoires (dont 37 ou 38 avant la limite) deux nuls et une défaite (concédée en 2013 face à Floyd Mayweather) au cours d’une carrière professionnelle débutée à 15 ans.

Saunders, au contraire subit un brutal coup d’arrêt à 31 ans, lui qui était invaincu en 30 combats, tous remportés (dont 14 victoires avant la limite).