Kim Clavel se battra le 20 août, ou quelques semaines plus tard, tout au plus, et son combat constituera la finale de la carte.

Frédérick Duchesneau Frédérick Duchesneau
La Presse

Là-dessus, Yvon Michel est affirmatif. Quant au lieu, cependant, ça reste à voir. Sans spectateurs, le gala n’aurait pas lieu au stade IGA, comme projeté.

GYM a l’habitude du stade du parc Jarry, bien que son dernier évènement à cet endroit remonte à 2010, alors que David Lemieux avait passé le K.-O. à Elvin Ayala dès la première reprise. Le Québécois avait rarement le temps de transpirer à cette époque.

Les années précédentes, Hermann Ngoudjo et Joachim Alcine avaient chacun tenu l’affiche d’un gala à deux reprises dans cette enceinte.

La soirée la plus mémorable demeure celle, orageuse, pendant laquelle une panne d’électricité de quelques minutes avait momentanément perturbé le combat principal entre Ngoudjo et Randall Bailey, en 2007.

Ces dernières années, différentes raisons ont tenu GYM à distance du parc Jarry. Yvon Michel considérait que l’heure d’y retourner avait sonné.

Ç’a toujours été magique là-bas. Et là, on trouvait que les circonstances étaient favorables. Je suis convaincu que Kim est très populaire et que le nombre de spectateurs auquel on aura droit, on va l’atteindre.

Yvon Michel

En quelque sorte, l’organisation souhaite tirer profit de la notoriété supplémentaire qu’a acquise Clavel en participant à Big Brother Célébrités.

Mais lorsque Michel évoque le nombre de spectateurs possible, encore faut-il que spectateurs il y ait. En pleine troisième vague de la pandémie, impossible de se prononcer à ce sujet aujourd’hui, bien que la campagne de vaccination progresse.

« On a espoir qu’il va y avoir du public », indique le promoteur.

Si le groupe doit retarder son gala de quelques semaines pour avoir des gens assis au stade IGA, il procédera ainsi.

Autre scénario envisagé : si, au bout du compte, il s’avérait impossible pour les évènements sportifs d’avoir un public sur place jusqu’à la fin de l’année, Kim Clavel se battrait le 20 août. Mais pas au stade IGA.

« On irait ailleurs », révèle Yvon Michel.

Ailleurs, dans un endroit où le coût de fonctionnement serait moins élevé.

Échéancier serré

Eugène Lapierre a redit ces dernières semaines qu’il croyait en la tenue de l’Omnium Banque Nationale en août prochain, bien que ce ne soit « pas encore assuré à 100 % ».

Le gala qui mettrait en vedette Kim Clavel au stade IGA se tiendrait cinq jours après la finale du tournoi. Sans doute pas un hasard.

« Oui, effectivement, reconnaît Yvon Michel. On va voir ce qu’ils vont réussir à obtenir et on est convaincus qu’on va pouvoir obtenir les mêmes privilèges. »

À suivre. Tout comme ce qui se passera pour les autres sports professionnels et évènements sportifs dans les prochains mois. Mais avant d’avoir ces réponses, il y a d’autres étapes préalables dans le processus, de toute façon.

D’abord, ficeler l’entente avec Tennis Canada, qui gère les lieux. Avec un élément inhabituel en extra, cette fois.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Le court central au stade IGA

Sauf exception, les galas de boxe au stade du parc Jarry se tenaient en juin. Mais cette année, GYM a déjà un évènement au programme dans ce mois, la carte dont feront partie Óscar Rivas et Marie-Eve Dicaire.

Le Groupe Yvon Michel a donc opté pour la fin d’août. Conséquence : Tennis Canada n’aurait que quatre jours pour « faire le ménage ».

« Normalement, ils prennent plus de temps pour remettre le stade dans l’état d’avant-tournoi. Donc, ils sont en train d’évaluer les coûts supplémentaires qu’ils vont être obligés de nous facturer pour mettre ça en priorité », explique le président de GYM.

Ensuite, si tout se passe bien à cet égard, Tennis Canada doit faire le suivi avec l’arrondissement, puisque le nombre d’évènements non tennistiques est limité, indique Michel.

En résumé, les démarches sont entreprises et suivent leur cours, comme le veut l’expression consacrée. Mais, refrain maintenant connu, les circonstances dues à la situation sanitaire pourraient chambouler le plan A.

Qui est dans la ligne de mire ?

Yvon Michel a affirmé à Danielle Bouchard et à Stéphan Larouche, qui entraînent Kim Clavel (13-0, 2 K.-O.), que cette dernière serait de la finale de la carte.

Un combat qui doit lui servir de préparation au suivant, en décembre, en championnat du monde.

On a une bonne idée contre qui. Le plan est très clair pour elle.

Yvon Michel

En ce moment, la Québécoise est classée cinquième mondiale chez les mi-mouches (108 lb) par The Ring. Derrière l’Argentine Yésica Bopp (super-championne WBA), la Mexicaine Kenia Enríquez (championne intérimaire WBC), la Japonaise Tenkai Tsunami (championne WBO) et l’Argentine Evelyn Bermúdez (championne IBF).

Elle se situe au même échelon dans la hiérarchie de Boxrec, l’identité et le rang de celles qui la précèdent étant cependant différents.

Lundi prochain, une rencontre d’équipe permettra de fixer plus précisément l’agenda de Clavel. Pour décider, entre autres, si elle rejoindra Stéphan Larouche et Jean Pascal à Porto Rico pour entamer un camp d’entraînement. Et, si oui, quand.

D’ici là, elle poursuit sa « période de transition » post-Big Brother Célébrités. Une expérience assurément déroutante.

« Elle est contente de son parcours et elle l’est aussi que ce soit terminé, résume Yvon Michel. On a entendu la grande majorité de ceux qui y ont participé dire qu’ils y retourneraient, mais pas elle. »

Le ring redevient la priorité.