Yvon Michel a de grands projets pour sa boxeuse Kim Clavel. « Ça va être annoncé très bientôt. Il y a des plans très importants qui vont arriver dès le mois de janvier pour Kim », dit-il.

Frédérick Duchesneau Frédérick Duchesneau
La Presse

Ce n’est pas un secret, GYM ayant même publié récemment un communiqué dans lequel on fait état que « Kim et son équipe visent un combat de championnat du monde en 2021 ».

Mais le promoteur de la boxeuse de Joliette va plus loin.

« Je pense que Kim a le potentiel pour, éventuellement, devenir aussi populaire au Québec que les Bute ou Pascal l’ont été dans le passé », affirme-t-il.

En fait, selon lui, c’est toute la boxe féminine québécoise qui connaîtra un élan majeur l’an prochain.

Première poussée en ce sens, le combat très attendu entre Marie-Eve Dicaire et l’Américaine Claressa Shields. S’il se matérialise bel et bien, enfin, en janvier ou en février.

« Et je suis convaincu que ce combat-là va faire aussi que Marie-Eve va devenir extrêmement populaire ici. Les deux ensemble, avec Marie-Pier Houle, vont permettre à la boxe féminine d’atteindre des sommets historiques en 2021 au Québec », assure Michel.

Des nouvelles de Kevin Bizier

Deux semaines avant son dernier combat en carrière, en mars 2016, Kevin Bizier avait subi un décollement de la rétine de l’œil gauche. Une blessure grave qu’il avait cachée à son entourage pour ne pas voir son combat de championnat du monde contre Kell Brook annulé. Et qui l’a ultimement forcé à accrocher les gants.

Il avait mis bien du temps à consulter un professionnel de la santé, ne passant sous le bistouri que quatre mois plus tard.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Kevin Bizier

Nous l’avons contacté à propos du gala du 18 décembre 2010 – avec en vedette Jean Pascal et Bernard Hopkins – auquel il a participé. Son œil va mieux. « Je vois comme il faut. Il y a un petit flou, mais ça va bien », dit-il.

Cette blessure à l’œil, Brook la lui avait fait chèrement payer.

« Le premier round, c’était impressionnant. Je me demandais ce que je faisais là, en ne voyant pas de l’œil gauche. Je me faisais massacrer. Quand j’ai revu le combat, c’est vrai que j’étais très mauvais au premier round. Je faisais juste encaisser des coups de poing. Et il était vraiment fort physiquement, ce qui fait que je n’étais pas capable de revenir », raconte le boxeur de Saint-Émile.

Marc Ramsay lui avait donc donné une forme d’ultimatum aussi tôt qu’après les trois premières minutes. « Il m’a dit d’y aller, sinon… Donc, au deuxième, j’ai tout donné. »

Mais il a donc abusé du crochet de gauche. « Ça faisait trois fois que je faisais la même chose, donc il m’a contre-attaqué. »

Et la réplique n’a pas pardonné.

Amis, 12 ans plus tard

Le 6 décembre 2008, Jean Pascal subissait sa première défaite en carrière. Par décision unanime, en Angleterre, contre Carl Froch, alors qu’était à l’enjeu le titre vacant WBC des super-moyens.

Le Britannique a souligné le 12e anniversaire de sa conquête sur son compte Facebook… en rendant hommage au palmarès de Pascal et en le qualifiant d’« ami ».

« J’ai gardé des liens avec Froch, on se parle toujours, dévoile le Québécois. Je pense que c’est une bonne personne, malgré que je ne l’aimais pas trop le 6 décembre 2008… »

Ce qui se passe dans le ring reste sur le ring, et à l’extérieur, c’est autre chose.

Jean Pascal

Quelques mois plus tard, Froch se battait contre Jermain Taylor et il avait fait appel aux services de Pascal comme partenaire d’entraînement.

« Je me rappelle que Marc [Ramsay] n’était pas trop chaud à l’idée parce qu’on pensait peut-être faire une revanche dans un futur rapproché. Mais je me suis dit que j’allais là pour apprendre et l’aider à se préparer en même temps. Et j’avais besoin de prendre plus d’expérience. »

Froch a battu Taylor par K.-O. technique avec 14 secondes à écouler au combat. Et Pascal est devenu champion du monde deux mois plus tard en s’imposant contre Adrian Diaconu.