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Joachim Alcine et Delvin Rodriguez ex-aequo

Joachin Alcine contre Delvin Rodriguez.... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Joachin Alcine contre Delvin Rodriguez.

Photo Bernard Brault, La Presse

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Joachim Alcine et Delvin Rodriguez ont de loin offert le meilleur combat de la soirée aux quelque 1000 spectateurs qui se sont déplacés pour la gala de Choko Boxing présenté au Stade olympique. Malheureusement pour eux, ils n'ont pas su convaincre une majorité de juges et ils sont tous deux repartis avec un combat nul, ce qui a eu l'air de déplaire aux deux boxeurs.

Après un lent départ, Alcine (35-7-2, 21 K.-O.) a offert une prestation inspirée face à Rodriguez (28-7-4, 16 K.-O.). Alcine a démontré qu'il avait encore beaucoup à offrir face à un adversaire coriace, qui a lui aussi tout donné. Mais les juges en ont décidé autrement: Claude Roussel a noté le combat 97-93 en faveur de Rodriguez, Jack Woodburn avait Alcine en avant 96-94, et Pasquale Procoppio avait un combat nul 95-95.

«Je me suis fait voler, a lancé un Rodriguez en furie après le combat. Je l'ai ébranlé en plusieurs occasions: je sentais que mes coups touchaient solidement la cible. C'est une décision locale, sans aucun doute.»

«Je suis convaincu que j'ai gagné. Il y a un des juges qui avait combat nul et l'autre qui l'a donné à Rodriguez: je ne comprends pas, a pour sa part déclaré Alcine. Mais c'est correct. La prochaine fois, je vais travailler plus fort et je vais aller le chercher.»

Ex-champion du monde des super mi-moyens, Alcine a mis du temps à se mettre en branle et le Dominician en a profité. Rodriguez s'est imposé au jab au premier engagement et il a solidement atteint Alcine d'un crochet de droite. Ébranlé, «Ti-Joa» s'est retranché dans les câbles.

«Oui, il m'a ébranlé, mais j'étais tellement en bonne forme que je suis revenu plus fort par la suite. Les jambes étaient là, la tête était là: je n'ai jamais été en danger.»

Si Alcine a montré un peu les dents en fin de deuxième round, Rodriguez a repris les commandes dès le début du troisième assaut. Mais un déclic a semblé se faire dans la tête d'Alcine, qui est devenu beaucoup plus agressif à mi-chemin de cet engagement.

Le boxeur d'origine haïtienne a alors ouvert la machine et a été supérieur à son adversaire au cours des trois rounds suivants, l'atteignant de plusieurs coups en puissance, notamment au sixième.

Cependant, Rodriguez n'a pas abandonné pour autant. Il est revenu avec des attaques senties, qui ont ébranlé Alcine en quelques occasions.

Celui qui habite maintenant la Californie n'était pas totalement satisfait de sa performance.

«Plus ou moins, je ne peux pas en dire plus que ça, a d'abord laissé tomber Alcine. J'ai fait ce qu'il fallait faire. Il y a des choses que j'aurais dû faire, mais en raison de mon manque d'activité et le fait que je n'ai pas eu d'entraîneur pour mes sept derniers combats, je manquais de rythme. Mon jab ne sortait pas comme il aurait dû, tout comme ma droite.

«Mais c'est quand même une bonne performance face à un boxeur plus jeune. Jamais, je me suis senti fatigué.»

Lui qui disait vouloir se servir de ce combat comme d'un tremplin estime qu'à ce niveau, c'est mission accompli.

«Le plus important, c'est que je sois arrivée là et j'ai offert une bonne performance contre un boxeur qui est actif, un boxeur beaucoup plus jeune que moi. Mais je ne manquais pas de jus, j'étais très énergique.

«Il y aura des choses qui vont nous être proposées. Ce combat a été vu aux États-Unis et nous aurons des appels, je suis convaincu.»

Accepterait-il d'affronter de nouveau Rodriguez?

«J'aimerais bien, parce que je vois exactement les choses qu'il faut faire.»

Le promoteur Alexandre Choko, de Choko Boxing.... (Photo Bernard Brault,La Presse) - image 2.0

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Le promoteur Alexandre Choko, de Choko Boxing.

Photo Bernard Brault,La Presse

Choko remporte son pari

Le promoteur Alexandre Choko, de Choko Boxing, a pris tout un pari en présentant le gala «La Croisée des chemins» opposant Joachim Alcine à Delvin Rodriguez au Stade olympique. Sur plusieurs points, il a remporté ce pari.

Au niveau de l'ambiance d'abord. En configuration très intime de 1500 places avec le ring placé où se trouve le marbre lors d'un match de baseball, il fallait trouver la bonne formule afin que les spectateurs et l'action ne soient pas perdus dans cette immense enceinte. Avec un habile jeu de lumières, la configuration du plancher et une sonorisation «inclusive» impeccable, ç'a été une réussite.

Au niveau des 1500 billets mis en ventes, Choko se disait être certain de devoir refuser des gens il y a quelques semaines. Il n'a certainement pas eu à le faire. Si le parterre était relativement rempli, les estrades étaient à toute fin pratique vides. On a annoncé quelque 1000 spectateurs payants pour l'événement.

Alors qu'à moins de 48 heures du gala les publicités dans le ring n'avaient pas toutes été vendues, l'équipe de Choko semble avoir pris les bouchées doubles, puisque aucun espace n'est demeuré invendu - ou blanc - pour le gala. Dommage que les boxeurs en sous-carte n'aient pas offert la même performance.

Pourtant, la soirée n'avait pas mal commencé. Après quelques combats amateurs, Kevin Lavallée (12-0-1, 10 K.-O.) a lancé les hostilités en stoppant l'Américain de Milwaukee James Owens (5-18, 2 K.-O.) à 1:01 du troisième round. Un combat sans bavure pour le Montréalais de 23 ans.

Ça s'est un peu gâté par la suite. Dans un combat qui s'annonçait à la fois court et spectaculaire, le mi-lourd Walid Smichet (21-7-3, 15 K.-O.) a profité de l'abandon de François Miville (7-2, 3 K.-O.) après 56 secondes seulement. Miville semble s'être disloqué l'épaule gauche en lançant un crochet. Comme il a mis un genou au sol et que l'arbite Steve St-Germain a arrêté le combat, Miville doit encaisser la défaite. S'il avait pu demeurer debout et demander la présence du médecin, il aurait pu s'en sortir sans qu'il n'y ait de décision.

Après une longue pause, l'action a repris sur les ondes de Friday Night Fights, du réseau ESPN, ainsi que sur RDS2. L'annonceur maison a bien pris soin de demander aux gens sur place de faire beaucoup de bruit, mais il aurait plutôt dû en informer les deux boxeurs assurant les frais de la demi-finale.

Les poids lourds Derric Rossy (28-8, 14 K.-O.) et Joe Hanks (21-1, 14 K.-O.) ont mis du temps à se mettre en marche et avant quelques échanges corsés aux septième et huitième rounds, on pouvait entendre une mouche voler dans la stade de la rue Pierre-De Coubertin.

Hanks a ébranlé Rossy d'un solide crochet de gauche au corps au neuvième, mais de façon générale, c'est plutôt Rossy qui a dicté le rythme de l'affrontement. Les juges lui ont finalement accordé une victoire par décision majoritaire.

Il aura fallu attendre la finale entre Joachim Alcine et Delvin Rodriguez pour que la foule embarque dans l'action, mais la décision - combat nul - les aura également laissé sur leur appétit.




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