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De nouvelles règles pour sauver la lutte aux Olympiques

La lutteuse canadienne Tonya Verbeek a remporté la... (Photo : Ryan Remiorz, archives PC)

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La lutteuse canadienne Tonya Verbeek a remporté la médaille d'argent aux Olympiques de Londres dans la catégorie des 55 kg.

Photo : Ryan Remiorz, archives PC

Agence France-Presse

La Fédération internationale de lutte (FILA) a lancé une opération qui ressemble à celle de la dernière chance pour un sport menacé de disparition du programme des Jeux olympiques d'été dès 2020, en adoptant samedi à Moscou une série de nouvelles règles pour tenter de rendre la discipline plus attrayante.

Signe de l'urgence de la situation, ces nouvelles règles adoptées en congrès extraordinaire entreront en vigueur dès dimanche.

«Maintenant, il est temps de bouger. Nous ne pouvions pas aller de l'avant sans ce plan», a d'ailleurs déclaré le Serbe Nenad Lalovic, confirmé à l'unanimité dans son rôle de président par intérim de la FILA.

Il a remplacé le Suisse Raphaël Martinetti, poussé à démissionner en février d'une présidence qu'il occupait depuis plus de dix ans après la décision du CIO de retirer la lutte du programme principal des Jeux d'été de 2020.

Les changements adoptés samedi, qui concernent tant la lutte libre que la gréco-romaine, sont destinés à favoriser l'attaque.

Les combats se dérouleront en deux reprises de trois minutes, au lieu de trois de deux minutes. Les points seront cumulés et le vainqueur sera le lutteur ayant le plus grand nombre de points, alors que jusqu'à présent, c'était celui ayant gagné au moins deux des trois reprises.

Un tombé sera récompensé de 2 points au lieu d'un. Alors qu'auparavant un lutteur pouvait pousser son adversaire en dehors du tapis, ils seront désormais incités à y rester, afin de conserver au combat toute son intensité.

Autre incitation à l'attaque : si un lutteur est jugé trop passif, l'arbitre aura la possibilité de lui accorder 30 secondes pour marquer, au-delà desquelles un point sera donné à l'adversaire s'il n'y est pas parvenu.

«Nous avons fait ce qu'il fallait»

«Nous avons fait ce qu'il fallait dans notre lutte pour demeurer au sein de la famille olympique», a commenté Nenad Lalovic. Selon lui, ces nouvelles règles vont rendre son sport «plus compréhensible pour les spectateurs».

La FILA postulera le 29 mai à Saint-Pétersbourg pour une place au programme olympique de 2020, lors de la réunion du comité exécutif du CIO. Elle se retrouvera en concurrence avec sept autres sports candidats, le squash, l'escalade, le karaté, le wushu - un art martial -, le baseball/softball, le wakeboard - un sport nautique - et les sports de roller, pour la seule place qui reste à prendre.

L'approbation du programme olympique de 2020 se fera lors de la session du CIO en septembre à Buenos Aires.

«Si nous n'étions pas confiants, nous n'irions pas» à Saint-Pétersbourg fin mai, a déclaré le nouveau patron de la FILA à l'issue d'un congrès qui, comme un symbole, s'est tenu dans la capitale de l'un des pays phare de ce sport.

La décision mi-février de la commission exécutive du CIO d'exclure la lutte du programme des sports principaux des JO à partir de 2020 a suscité une levée de boucliers à travers le monde. Deux champions olympiques, le Bulgare Valentin Iordanov et le Russe Sagid Murtazaliev, ont rendu leur médaille d'or, et un entraîneur de l'équipe bulgare a entamé une grève de la faim. Mercredi, des lutteurs américains, russes et iraniens ont encore participé à une exhibition à New York dans le cadre de la campagne de lobbying auprès du CIO.




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