(Cortina d'Ampezzo, Italie) Katharina Liensberger parlait aux journalistes dans la zone mixte lorsqu’elle a appris que sa médaille d’argent du slalom géant en parallèle s’était transformée en or ex aequo aux Championnats du monde de ski alpin.

Eric Willemsen et Andrew Dampf
Associated Presse

L’Autrichienne s’est laissé tomber dans la neige pour célébrer.

« Je n’arrive pas à y croire, mais c’est vrai, s’est exclamée Liensberger. J’étais un peu confuse à l’arrivée. »

Elle n’était pas la seule.

Les courses de ski en parallèle ont vu tellement de changements de règlements au fil des ans que de nombreux amateurs ne s’y retrouvent plus. Mardi, même les athlètes et les organisateurs des Championnats du monde étaient tellement confus par les règlements qu’il a fallu un certain temps pour finaliser les podiums.

La finale dames en deux manches entre Marta Bassino et Liensberger s’est soldée par une égalité, et les organisateurs ont initialement déclaré l’Italienne gagnante lorsqu’elle est revenue de l’arrière lors de la deuxième manche.

C’était toutefois une vieille règle qui n’est plus valide. Les résultats ont donc été rapidement modifiés pour avoir deux co-championnes.

« Juste 0,00 (au chrono), et ensuite personne ne savait ce qui se passait », a déclaré Liensberger.

Il n’y a pas eu de confusion pour ce qui est du résultat de la finale masculine, où Mathieu Faivre a remporté les deux manches contre le Croate Filip Zubcic pour offrir à la France sa première médaille d’or des championnats du monde.

La médaille de bronze de l’épreuve féminine est allée à la Française Tessa Worley, qui a vaincu l’Américaine Paula Moltzan.

Loic Meillard a remporté le bronze pour la Suisse dans la course masculine après avoir eu raison de l’Allemand Alexander Schmid dans la petite finale.

La confusion sur les chronos à l’arrivée n’a pas été le seul problème affectant l’évènement.

Encore une fois lors d’une course en parallèle, les deux parcours n’étaient pas aussi rapides, la quasi-totalité des victoires a été remportée par le skieur sur le parcours rouge du côté droit. Les coureurs changeaient de parcours entre les manches, mais c’était un avantage d’avoir le parcours le plus rapide pour la deuxième manche.

Et les parcours n’étaient pas non plus droits.

« C’était la course la plus injuste et la plus absurde », a décrit Federica Brignone, qui a perdu un quart de finale entièrement italien contre Bassino.

« Je n’ai jamais vu une course aussi injuste. Les parcours en parallèle doivent être droits. Vous ne pouvez pas faire tourner le parcours comme ça, a-t-elle ajouté. Celui qui a commencé sur le parcours bleu à la première manche avait déjà pratiquement gagné. Je suis vraiment en colère et je ne sais pas si je vais m’en remettre. »

Bassino a reconnu « qu’il y a toujours une controverse en parallèle. Mais au moins aujourd’hui, tout le monde a pu courir sur les deux parcours. »

Partageant la victoire avec Liensberger, Bassino a procuré au pays hôte, l’Italie, sa première médaille après sept épreuves.