(Hamar) L’Ontarienne Ivanie Blondin a fini au deuxième rang du classement général aux Mondiaux toutes distances de patinage de vitesse, dimanche.

La Presse canadienne

L’athlète de 29 ans d’Ottawa devient la première Canadienne à monter sur le podium du classement général depuis Christine Nesbitt en 2012.

Elle rejoint aussi Nesbitt, Cindy Klassen, Kristina Groves et Sylvia Burka comme médaillées canadiennes à cette compétition, disputée depuis 1936.

Blondin a conclu avec un chrono cumulé de 160 462, ce qui l’a placé 9,38 secondes derrière la championne du monde Irene Wust, des Pays-Bas.

Deuxième au 3000 m et huitième au 500 m, samedi, elle a ajouté dimanche le cinquième rang du 1500 m et le quatrième rang du 5000 m.

« Je suis très contente du résultat final et de ce week-end dans son ensemble, a dit Blondin. J’ai toujours rêvé de monter sur le podium aux Championnats du monde toutes distances. Ça ne s’est pas si bien passé au 1500 m et j’ai presque chuté au 5000 m, mais c’est un apprentissage. Je crois que j’ai démontré ma constance en prenant le deuxième rang, et bien que (dimanche) n’était pas vraiment superbe, j’ai déjà hâte aux prochains championnats toutes distances. »

Wust est couronnée pour la septième fois en carrière, avec un chrono cumulé de 159 524. Sa compatriote Antoinette de Jong (160 631) a pris le troisième rang.

Chez les hommes, Ted-Jan Bloemen, de Calgary, a été le meilleur Canadien avec une septième place, tandis que le Torontois Jordan Belchos a fini huitième, un sommet en carrière.

Le Néerlandais Patrick Roest a remporté son troisième titre mondial toutes distances consécutif (147 880), devant le Norvégien Sverre Lunde Pedersen (149 277) et le Japonais Seitaro Ichinohe (149 310).

Valérie Maltais: « J’aurais aimé faire mieux »

Valérie Maltais a quant à elle conclu les deuxièmes Championnats du monde toutes distances de sa carrière au 17e rang du classement général, dimanche, à Hamar. Même si elle concède qu’elle aurait aimé offrir de meilleures performances, la Québécoise demeure satisfaite de l’expérience vécue au cours de la dernière semaine.

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Valérie Maltais

Après s’être classée 17e au 500 m et 15e au 3000 m samedi, la patineuse de 30 ans a bouclé sa compétition en prenant le 18e échelon du 1500 m, dimanche.

« C’est sûr que j’aurais aimé faire mieux et il n’y a pas beaucoup de satisfaction à tirer de mes courses. C’est assez moyen sur la patinoire, mais c’est un événement que j’adore et j’ai quand même eu du plaisir. L’ambiance était incroyable ! » a indiqué Maltais depuis la Norvège.

Tout au long des activités, la Saguenéenne a dû patiner en dépit d’une blessure subie à l’entraînement. Elle n’a toutefois pas voulu mettre le blâme sur cette mésaventure pour expliquer les résultats obtenus au cours du week-end.

« Je me suis blessée à la hanche juste avant le début de la compétition, mais je ne peux pas dire que ç’a joué beaucoup sur mes performances. À part au 500 m, je dirais que je me sentais confortable et que j’ai pu donner l’effort maximum. »

En raison de sa 17e place au classement général, Maltais n’a pu prendre part au 5000 m réservé aux dix meilleurs athlètes à l’issue des trois premières épreuves. Elle a toutefois pu observer sa coéquipière ontarienne Ivanie Blondin consolider son deuxième échelon pour être sacrée vice-championne du monde.

« Je suis vraiment fière d’Ivanie ! Elle était en confiance en arrivant en Norvège et elle savait qu’elle avait une chance d’être sur le podium. Je pense qu’elle a démontré qu’elle est capable de patiner avec la pression et c’est bon pour notre équipe. Quand tu vois tes coéquipières au top, ça donne confiance ! » a-t-elle conclu.

La formation canadienne de patinage de vitesse longue piste prend maintenant la direction de Heerenveen, aux Pays-Bas, où seront disputés les Finales de la Coupe du monde les 7 et 8 mars prochains.

L’équipe canadienne de longue piste conclura sa saison le week-end prochain avec la finale de la Coupe du monde à Heerenveen, aux Pays-Bas.

- Avec Sportcom