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Jonathan Toews: «Ça ne rentre pas!»

«On est rendus en demi-finale et c'était l'objectif»,... (Photo Adrian Wyld, PC)

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«On est rendus en demi-finale et c'était l'objectif», rappelle Jonathan Toews, photographié face à Carey Price à l'entraînement cette semaine.

Photo Adrian Wyld, PC

(Sotchi) Les attaquants d'Équipe Canada commencent à en avoir marre de se faire poser tout le temps la même question: pourquoi sont-ils en panne? Pourquoi, depuis le début de ce tournoi, marquent-ils moins que les défenseurs? Pourquoi Sidney Crosby n'a-t-il encore aucun but?

«Ça ne rentre pas! C'est aussi simple que ça, a laissé tomber Jonathan Toews hier après l'entraînement, l'air découragé. Mais en même temps, on garde espoir que ça va finir par rentrer. On va continuer de jouer de la même façon.»

Jusqu'à maintenant, 7 des 13 buts canadiens appartiennent à des défenseurs. Les attaquants manquent d'imagination et de chimie. Ils tirent au but, d'accord, mais ne marquent pas. Ils manquent d'opportunisme, contrairement aux Américains. Ce qui tombe mal, puisque le Canada et les États-Unis se rencontrent aujourd'hui en demi-finale (midi, heure du Québec).

Depuis le début du tournoi olympique et en quatre matchs, les Américains ont tiré 120 fois au filet et marqué 20 buts (taux d'efficacité de 17%). Les Canadiens, eux, ont marqué 13 fois en 168 tirs (8% d'efficacité).

«On va marquer, ça va venir, a dit l'entraîneur-chef Mike Babcock avec confiance. Ce que je sais, c'est qu'on a gagné tous nos matchs jusqu'à maintenant et qu'on est rendus là où on voulait être, en demi-finale.

«Ce que j'entends de tout le monde, ce sont des commentaires du genre: «Si ce gars jouait un peu plus, il jouerait mieux, si cet autre jouait un peu plus, il jouerait mieux»», ajoute l'entraîneur canadien. Mais écoutez, ce sont mes deuxièmes Jeux olympiques et les choses vont très bien.»

En un sens, Babcock a raison. Oui, il y a eu le match de 3-1 contre la Norvège, la victoire en prolongation contre la Finlande (qui a ensuite battu la Russie, rappelons-le) et la petite frayeur contre la Lettonie. Mais dans l'ensemble, les choses vont mieux qu'elles allaient en 2010.

«On est rendus en demi-finale et c'était l'objectif. Tout le monde se rappelle nos difficultés à Vancouver. On avait perdu un match contre les États-Unis, on avait gagné en fusillade contre la Suisse, rappelle Toews. Ç'a été un peu la même chose cette année, contre les Lettons, les Finlandais. Ça n'a pas été facile. Il a fallu travailler fort pour ces victoires-là.»

Un match défensif

Les Canadiens peuvent toutefois se réjouir de leur jeu défensif. Ils ont accordé trois buts en quatre matchs. Aucune autre équipe n'en a alloué aussi peu à Sotchi. Les défenseurs canadiens ont réussi cet exploit tout en marquant sept buts. Voilà pourquoi P.K. Subban ne sera pas en uniforme aujourd'hui: les choses roulent à la ligne bleue.

Et c'est aussi pourquoi Équipe Canada ne va pas changer de gardien et laisser Carey Price devant le filet.

«Les Canadiens ont des joueurs très forts défensivement et ça va être dur», admet le capitaine de l'équipe américaine, Zach Parise.

Certains pensent que le match d'aujourd'hui pourrait être plus offensif, contrairement aux quatre premiers du Canada disputés contre des équipes européennes au style hermétique. Mais l'entraîneur américain, Dan Bylsma, se prépare à l'inverse.

«On ne va pas essayer de mitrailler le Canada de tirs. On va entamer ce match avec une mentalité de col bleu, essayer de travailler plus fort qu'eux, explique-t-il. On veut gagner un match au faible pointage, un genre de 2-1.»

Le vainqueur du match d'aujourd'hui accédera à la finale. Il aura l'honneur d'affronter le gagnant du duel entre la Finlande et la Suède. Mais ce match dépasse le présent tournoi, il s'inscrit dans une rivalité de plus en plus forte entre les deux pays, que la courte victoire canadienne aux Jeux de Vancouver est venue renforcer.

«La rivalité entre le Canada et les États-Unis a dépassé celle entre le Canada et la Russie, explique l'attaquant Jonathan Toews. Il y a beaucoup d'animosité, beaucoup d'émotion, et chaque équipe a quelque chose à prouver.

«Et en plus, ajoute Toews, le vainqueur aura la chance d'aller se battre pour l'or. Est-ce que ça pourrait être plus gros que ça?»




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