Il y a un porte-couleurs des Flyers de Philadelphie qui ne reste pas indifférent à ce qui arrive à P.K. Subban.

Marc Antoine Godin LA PRESSE

L'ancien défenseur du Canadien Hal Gill, qui s'accroche à sa fin de carrière, a agi en quelque sorte comme grand frère à Subban lors des deux premières saisons de ce dernier dans la Ligue nationale de hockey.

Gill n'est pas du tout surpris qu'Équipe Canada ait choisi de faire appel à ses services en vue des Jeux de Sotchi.

«P.K. est l'un des joueurs de la ligue les plus susceptibles de changer le cours d'un match, a observé le défenseur de 38 ans. Je m'attends à ce qu'il soit à son mieux sur une grande patinoire, où il pourra exploiter son coup de patin. Je ne vois pas en quoi lui confier un poste pourrait s'avérer une erreur.

«Dans un tournoi olympique où tout se passe très rapidement, on veut pouvoir compter sur ce genre de joueur prêt à s'imposer. Or, il est dans la catégorie des Sidney Crosby et Jonathan Toews sur ce plan.»

Gill a vu Subban débarquer comme un chien fou dans le vestiaire du Canadien, tout juste à temps pour les séries éliminatoires de 2010. Un peu comme Alex Henry l'avait fait auparavant avec les Bulldogs de Hamilton, Gill a enseigné un peu de la vie professionnelle au jeune surdoué.

Si bien qu'aujourd'hui, en voyant Subban étreindre son rêve olympique quelques mois après avoir soulevé le trophée Norris, Gill peut se dire que d'une certaine façon, il y a été pour quelque chose.

«J'ai appris beaucoup de lui et j'espère qu'il a appris quelque chose de moi, indique l'ancien du CH. J'estime qu'on s'est aidés l'un et l'autre. P.K. travaille fort et il joue intensément, et son trophée Norris en est le symbole. Ça reflète aussi le soutien qu'il a eu en cours de route, à commencer par celui de son père, qui a été une présence très positive pour lui.

«Il apprend encore, mais il a le physique et les habiletés pour assimiler n'importe quoi.»