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La MLS, déjà grande gagnante au Mondial

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«Le soccer a connu plusieurs faux départs ici, mais les gens sont prêts à l'accepter comme jamais ils ne l'ont été», résume l'universitaire Bill Sutton dans le magazine Sport Business.

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Jérôme Rasetti
Agence France-Presse
Los Angeles

L'enthousiasme que suscite aux États-Unis l'équipe nationale, opposée mardi à la Belgique en huitièmes de finale du Mondial au Brésil, est une preuve de plus pour les promoteurs de la Major League Soccer (MLS) que leur championnat a atteint l'âge de la maturité.

Dans les bureaux de la MLS à New York, les regards étaient tournés ce mardi vers le Brésil et vers Orlando, en Floride.

D'un côté le duel États-Unis-Belgique pour accéder aux quarts de finale du Mondial-2014, et de l'autre la conférence de presse officialisant l'arrivée du Brésilien Kaka au Orlando City SC.

Les deux événements soulignent que le soccer a le vent en poupe.

Au Brésil, l'équipe de Jürgen Klinsmann a réussi l'exploit de sortir du «groupe de la mort», comprenant l'Allemagne, le Portugal et le Ghana, ce que peu d'observateurs estimaient possible.

L'épopée brésilienne est suivie au pays avec ferveur: 14 millions de téléspectateurs ont ainsi suivi la défaite de «Team USA» devant l'Allemagne (1-0) sur les chaînes ESPN et Univision, défaite pourtant synonyme de qualification.

«Les meilleurs joueurs du monde»

Programmé un jour de semaine, ce match a battu un record en termes de retransmission sur Internet avec 1,7 million de «téléspectateurs en ligne». C'est plus que lors du Super Bowl, l'événement sportif le plus suivi aux États-Unis, qui a certes réuni 111,5 millions de téléspectateurs «classiques» en février dernier.

Et qui dit téléspectateurs dit annonceurs, au grand plaisir du patron de la MLS, Don Garber.

Mais ce qui le satisfait encore plus, c'est de voir que Klinsmann, depuis le début du tournoi, aligne en moyenne six joueurs estampillés MLS dans son onze de départ.

«Il faut qu'on soit un championnat que choisissent les meilleurs joueurs du monde, à commencer par les meilleurs Américains», martèle-t-il.

Michael Bradley et Clint Dempsey ont ainsi tourné le dos à l'Europe l'été dernier.

Au rayon des étrangers, la MLS, qui comptait déjà dans ses rangs l'ancien international français Thierry Henry, a frappé fort: David Villa, meilleur buteur de l'histoire de la sélection espagnole, et le Brésilien Kaka, Ballon d'Or 2007, se sont engagés, respectivement avec le New York City FC et Orlando City SC, deux équipes qui vont faire leurs débuts en 2015.

La MLS, créée en 1996 en espérant profiter de l'élan de la Coupe du monde 1994 organisée par les États-Unis, n'a plus à rougir face aux tout puissants football américain, baseball et basketball.

Nouvel Eldorado

Avec 18 608 spectateurs en moyenne par match, la MLS est le 3e championnat le plus suivi aux États-Unis, devant la LNH et la NBA.

À croire l'international australien des New York Red Bulls Tim Cahill, passé par le Championnat d'Angleterre, la MLS n'est plus un choix par défaut: «La meilleure décision que j'ai prise est de rejoindre ce championnat», insiste-t-il.

Les joueurs étrangers ne sont pas les seuls à s'intéresser à ce nouvel Eldorado: les investisseurs aussi, comme le géant autrichien de la boisson énergétique Red Bull (New York Red Bull), l'homme d'affaires indonésien Erick Thohir (D.C. United), un membre de la famille royale d'Abou Dhabi (New York City FC) et bien sûr l'ex-vedette du football David Beckham, qui fait équipe avec une milliardaire bolivien pour créer une équipe à Miami.

Le marché américain attise même l'intérêt des clubs anglais, italiens et espagnols comme Manchester United, Arsenal, Liverpool, l'AS Rome et le Real Madrid qui, à peine la Coupe du monde terminée, seront en tournée aux États-Unis.

«Le soccer a connu plusieurs faux départs ici, mais les gens sont prêts à l'accepter comme jamais ils ne l'ont été», résume l'universitaire Bill Sutton dans le magazine Sport Business.




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