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La France surclasse la Suisse

Blaise Matuidi (14) célèbre avec ses coéquipiers après... (Photo Dimitar Dilkoff, AFP)

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Blaise Matuidi (14) célèbre avec ses coéquipiers après avoir marqué le deuxième but de la France.

Photo Dimitar Dilkoff, AFP

(Salvador, Brésil) Dans les sélections en hausse depuis le début du Mondial, il faut bien faire une petite place à la France. Portée par l'élan des barrages et par une préparation sans nuage noir, elle a fourni d'autres arguments favorables, hier, en écrasant la Suisse 5 à 2. Sous une succession de Marseillaise, elle a offert un festival offensif dans un Arena Fonte Nova où les parcours peuvent prendre des tangentes inattendues et où les buts coulent décidément à flot.

L'historique entre les deux équipes pointait pourtant vers un match à petit score. Un match, qui, comme se plaisent à répéter les entraîneurs, se joue sur un détail ou deux. Au final, le suspense n'a réellement duré que 18 minutes, le temps pour Olivier Giroud et Blaise Matuidi d'inscrire deux buts en l'espace de quelques secondes. Le déséquilibre, au tableau d'affichage, est même monté à cinq buts avant que les Suisses ne réagissent, en fin de match.

«On a passé une bonne soirée pendant 75 minutes, a résumé Didier Deschamps. On a mis notre adversaire en difficulté avec un gros pressing au milieu et des attaques rapides qui ont fait mal.»

Avec cette victoire, la France a sans douté marqué quelques esprits même si l'imparfait classement FIFA a montré d'autres limites en plaçant la Suisse au sixième échelon. A-t-elle pour autant permis à la France de basculer dans le camp des favoris? «Il ne faut pas se voir plus beau qu'on ne l'est, a sagement répliqué Deschamps. On a bien négocié nos deux premiers matchs, mais il y aussi d'autres équipes performantes dans ce Mondial. On peut avoir de bonnes sensations en phase de groupe et, après, cela peut être totalement différent.» 

Si les Français occupent la tête du groupe E avec six points, ils ne sont d'ailleurs pas encore qualifiés pour les huitièmes de finale. L'Équateur et la Suisse suivent avec trois unités tandis que le Honduras, quasiment éliminé, ferme la marche. Tout se jouera donc, mercredi.

Les changements de Deschamps

Malgré la victoire contre le Honduras, Deschamps a dérogé à la règle voulant qu'on ne change pas une équipe qui gagne. L'un des meilleurs Français, Antoine Griezmann a ainsi cédé sa place à Giroud, hier, décalant du même coup Karim Benzema sur la gauche. Le premier servait de point de fixation alors que le second pouvait s'engouffrer dans les espaces laissés par la montée des arrières latéraux adverses. Si Giroud n'a pas manqué son entrée, en ouvrant le bal sur corner, Benzema a encore prouvé qu'il évoluait à des hauteurs personnelles jamais atteintes auparavant. Malgré un penalty stoppé par Diego Benaglio, par ailleurs fautif sur le deuxième but, il a été impliqué dans plusieurs bons coups. Il aurait même pu s'offrir un doublé sans un coup de sifflet final un peu hâtif.

«Il est dans la continuité de ce qu'il fait avec nous depuis le mois de novembre et de sa saison au Real Madrid, a jugé Deschamps. Avoir un joueur si efficace est très important dans un Mondial.»

«Il est au sommet de sa forme, a ajouté le sélectionneur suisse, Ottmar Hitzfeld. Il a profité du moindre espace laissé par notre défense et il s'est battu pour son équipe jusqu'au bout.»

Cette action de Benzema finira au fond du... (Photo Reuters) - image 2.0

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Cette action de Benzema finira au fond du filet.

Photo Reuters

Changement en charnière centrale

Les deux buts inscrits par la Suisse n'ont rien vraiment changé au portrait, mais ils sont survenus après la sortie du défenseur central Mamadou Sakho (élongation à une cuisse). Même si la Nati a confisqué le ballon en deuxième période, lui et Raphael Varane ont bien passé le test suisse et son créatif quatuor offensif.

Les Helvètes ont également subi un coup très dur, en début de match, avec la probable commotion cérébrale du défenseur central Steve von Bergen. Ce n'est jamais de gaieté de coeur que les entraîneurs touchent à ce secteur de jeu. «C'est dur pour le joueur qui entre et c'est dur pour toute la défense de s'ajuster. Mais ce n'est pas une excuse, s'est exclamé Hitzfeld. Les deux premiers buts nous ont brisé et c'est très difficile de remonter un tel retard contre une équipe comme la France.» Surtout contre cette mouture 2014...




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