Arsenal a subi la première défaite de son histoire à l'Emirates Stadium contre une équipe non anglaise mercredi en Ligue des champions, 2 à 0 face aux Allemands de Schalke, récompensés de leur domination par deux buts d'Huntelaar et Affelay dans le dernier quart d'heure.

Publié le 24 oct. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le dernier échec des «Gunners» à domicile contre un club étranger datait de 2003 et la venue de l'Inter à l'ancien stade de Highbury, soit 45 matches d'affilée sans défaite.

Les hommes d'Arsène Wenger n'ont pas volé celle de mercredi. L'entraîneur avait demandé une réaction à ses joueurs, après le couac de samedi en Championnat à Norwich (défaite 1-0), l'une des équipes du bas du classement de Premier League, mais elle n'a pas eu lieu face à des Allemands qui se sont montrés de loin les plus dangereux.

Même s'ils abandonnent la tête à leurs adversaires, la situation des Londoniens dans le groupe B n'est pas encore inquiétante. Mais elle pourrait le devenir s'ils continuent à livrer des performances aussi faibles, que les nombreuses absences (Sagna, Diaby, Rosicky, Szczesny) ne peuvent à elles seules expliquer.

Défense statique

Lents et imprécis, les «Gunners» ne se sont créé que très peu d'occasions. Certains joueurs ont évolué à un niveau très insuffisant, comme le latéral brésilien Santos, ou encore le milieu de terrain gallois Ramsey. Seul l'Espagnol Cazorla a de temps en temps provoqué quelques étincelles rapidement éteintes.

Schalke aurait pu marquer deux fois en première mi-temps, d'abord lorsque le gardien Mannone, fébrile tout au long du match, est passé à deux doigts de provoquer un penalty en plongeant dans les pieds d'Affelay (15).

Puis à deux minutes de la pause, Huntelaar a raté une grosse occasion à bout portant, sur un centre du Japonais Uchida.

Les 60 000 supporteurs anglais n'avaient rien eu à se mettre sous la dent de la part des leurs.

La deuxième période a été du même tonneau, la confiance des Allemands dans la possibilité de l'emporter grandissant de minute en minute. Ils auraient pu prendre l'avantage dès la 50e, lorsque Howedes a gâché un beau centre en retrait en tirant au-dessus.

La punition a finalement été administrée, très justement, par Huntelaar, servi de la tête à huit mètres par Affelay au milieu d'une défense d'Arsenal complètement statique (76). Elle a été aggravée à quatre minutes de la fin par le jeune Néerlandais, sur un centre de Farfan.