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Quand Manchester souffre, Ferguson s'agace

Sir Alex Ferguson... (Photo: AFP)

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Sir Alex Ferguson

Photo: AFP

Nicolas Gaudichet
Agence France-Presse
Manchester

La sérénité, la magnanimité et l'humour élégant de Sir Alex Ferguson s'évaporent à mesure que son équipe de Manchester United, qui reçoit Porto mardi en quarts de finale aller de la Ligue des champions, perd sa maîtrise.

Quand Rafael Benitez l'attaquait bille en tête début janvier et que son équipe était étincelante, Ferguson, 67 ans, avait beau jeu de «refuser la polémique» et de demander à son homologue «perturbé» de Liverpool de reprendre ses esprits. Aujourd'hui, c'est à l'Espagnol de se montrer suave, relevant la «pression» qui pèserait sur les champions d'Angleterre et d'Europe.

Après leur victoire renversante sur Aston Villa dimanche (3-2), les Red Devils restent leaders du championnat d'Angleterre et comptent parmi les favoris en Ligue des Champions. Mais leur aura d'invincibilité s'est écroulée, leur défense est désormais perméable avec des Nemanja Vidic, Edwin Van der Sar et autres Patrice Evra en perte de vitesse.

Ses joueurs, les médias, le calendrier: plus grand-chose ne trouve grâce aux yeux de Sir Alex, monument du football mondial, en poste à Manchester depuis 1986. La défaite sans gloire à Fulham (2-0), une semaine après la correction administrée à domicile par Liverpool (1-4), a été la goutte de trop.

Ce revers «nous débarrasse de toutes ces sornettes dans la presse, sur le fait que nous sommes imbattables, intouchables», fulmine Ferguson qui a bien «essayé de minimiser» tout cela dans l'esprit de ses joueurs. Mais «chacun aime lire des articles positifs sur son compte...»

«On va pouvoir se concentrer sur le football et arrêter de lire les journaux», grince l'Ecossais qui somme ses troupes de «se sortir les doigts». L'élégance syntaxique n'est plus de mise.

En paix avec Wenger

Sir Alex a pris l'initiative de «quelques discussions» avec son équipe. Ce qui en langage commun des connaisseurs de la psychologie «fergusonienne» se traduit par «grosse soufflante».

Gare aux journalistes qui s'aviseraient toutefois d'évoquer un différend avec l'attaquant Wayne Rooney, que celui-ci a reconnu en le minimisant. Ce n'est que «non sens», dit l'Ecossais. Ceux qui affirment le contraire «sont préoccupés par leur propre promotion».

Il est temps de passer à un bouc-émissaire traditionnel, la Premier League anglaise, accusée d'avoir établi un calendrier «fou, complètement fou», en prévoyant le match contre Aston Villa deux jours avant la réception de Porto. Peu importe si l'Ecossais a rejeté une proposition de jouer samedi midi...

Quant aux Portugais, ils sont prévenus: Ferguson n'a pas apprécié qu'ils «volent» Manchester en venant se qualifier en 2004 à Old Trafford.

Depuis un an, l'inimitable atrabilaire s'emploie à se bâtir une image de vieux sage, faisant même la paix avec son vieil ennemi d'Arsenal Arsène Wenger. Tout cela vole en éclats et même une qualification pour les demi-finales n'empêchera pas «Fergie» d'aller contre son naturel.

Il suffira de l'interroger en conférence de presse sur les rumeurs persistantes de départ de Cristiano Ronaldo au Real Madrid, cette «mafia» à qui Ferguson ne vendrait «même pas un virus».




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