L'entraîneur de la Juventus Turin, Claudio Ranieri, a promis qu'il ordonnerait à ses joueurs de quitter le terrain si des chants racistes comme ceux adressés le week-end dernier à l'attaquant de l'Inter Milan Mario Balotelli devaient se reproduire.

Mis à jour le 22 avr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

En cas de nouvel incident, «j'appellerai notre capitaine, Alessandro Del Piero, le capitaine de l'équipe adverse et le 4e officiel du match, nous parlerons des faits et nous prendrons la seule décision possible, arrêter le match», a déclaré Ranieri, dans une interview mercredi au quotidien La Repubblica.

«Avant cela, nous tenterons d'aller dans la tribune d'où viennent les chants et essayer de faire comprendre aux fans, par des mots et pas des gestes, qu'il serait préférable d'arrêter».

Ranieri a affirmé que le problème du racisme ne concernait pas seulement la Juve, ajoutant que c'était un «vice typiquement italien».

«C'est un problème national, social, qui ne concerne pas seulement le football», a-t-il dit. «Je suis vraiment déçu de ce qui s'est passé mais, en tant qu'entraîneur aux cheveux gris, tout ce que je peux dire est +évitez certaines conduites+».

Cette dernière remarque visait clairement Balotelli dont l'attitude controversée sur le terrain aurait irrité les supporteurs. Ceux-ci l'avaient ensuite couvert d'injures racistes.

Samedi, en championnat, Balotelli, 18 ans, international espoir italien né de parents ghanéens et adopté par une famille italienne, a été la cible de cris et d'injures racistes, dès le début du match puis plus intensément après avoir reçu un coup de Tiago qui avait provoqué l'exclusion du joueur de la Juve.

Cette affaire vaudra à la Juventus de disputer un match à huis clos, le 3 mai lors de la réception de Lecce.