Un peu plus de 17 000 spectateurs ont assisté au premier match de l'Impact dans son nouveau stade Saputo. Parmi eux, le commissaire de la MLS, Don Garber, qui a grandement apprécié sa soirée montréalaise.

Pascal Milano LA PRESSE

Il s'est surtout montré enthousiasmé par la nouvelle version du stade qui, selon lui, affiche un excellent rapport qualité/prix. Rappelons que les rénovations ont coûté 23 millions $.

«Je suis très impressionné par le stade. Bien sûr, nous connaissions les plans et la nature des rénovations, mais je ne m'attendais pas à ce que cela soit comme ça. Le toit est parfait et les tribunes derrière chaque but semblent tellement différentes de la précédente configuration. C'est une journée historique pour la MLS.»

Fidèle à ses (mauvaises) habitudes, le public montréalais est arrivé à la dernière minute au stade. Les files étaient encore bien longues devant les entrées au moment du coup d'envoi. Quant aux milliers de sièges vides, Garber ne s'en inquiète pas vraiment.

«Tout le monde savait que cela allait être une ouverture en douceur, a ajouté Garber. Le stade n'est complètement terminé, mais le public est très bruyant et il ne fait aucun doute qu'il y a une bonne base de partisans ici.

«Les gens doivent simplement savoir à quel point le stade est différent avec un côté intimiste.»

Le directeur-exécutif de l'Impact et du stade Saputo, Richard Legendre, n'a pas caché sa déception de voir les milliers de sièges inoccupés. Il a utilisé une métaphore politique pour qualifier les ventes de billets pour ce premier match.

«C'est un peu comme un résultat électoral, on le voit tôt dans le processus. Je pense que le fait que nous n'ayons pas joué depuis trois semaines n'a pas aidé. Nous étions probablement moins dans l'actualité qu'au mois de mai. On s'attendait à une augmentation, mais les ventes sont restées au même rythme malgré une augmentation dans les derniers jours.»

Le public présent a toutefois encouragé son équipe de la première à la dernière minute. Un plus pour les joueurs, selon Patrice Bernier.

«Puisque le son reste dans le stade, on sent qu'il y a un 12e joueur. Tout au long du match, nous sentions que les partisans étaient là même pendant les périodes creuses où nous avions moins d'énergie.»

Après un long déplacement en Californie pour y affronter Chivas USA, l'Impact retrouvera ses partisans, samedi prochain contre le Dynamo de Houston.