Certaines défaites sont plus douloureuses que d'autres. Celle face aux Whitecaps de Vancouver, mercredi, a de nouveau freiné l'élan de l'Impact tout en mettant en relief certaines de ses carences.

Pascal Milano LA PRESSE

En plus de rester muette en attaque, la formation montréalaise a de nouveau flanché dans les cinq dernières minutes du match. Depuis le début de la saison, c'est la cinquième fois qu'un tel cas se produit. Il s'agit d'une troisième fois depuis le 30 juin.

Le manque de concentration est de nouveau invoqué par les joueurs pour expliquer ces effondrements de dernière minute.

«C'est vrai qu'on constate qu'à la fin des matchs et sur les coups de pied arrêtés, il y a parfois un manque de concentration qui nous coûte cher, a expliqué le milieu de terrain Patrick Leduc. C'est dur à expliquer. Par exemple, mercredi, on était dans le match, mais il y a peut-être une fatigue qui s'est installée. Il y a aussi un peu de malchance là-dedans.»

L'irrégularité montréalaise a évidemment des conséquences au classement. Avant son match à Baltimore ce soir à 19h, l'Impact partage le septième rang de la Ligue avec les Rowdies de Tampa Bay et les Islanders de Porto Rico. Une position inattendue qui force maintenant le club à regarder derrière lui en vue des séries.

Malgré cette situation délicate, l'entraîneur-chef Marc Dos Santos garde une entière confiance en ses joueurs.

«Dans l'histoire, il y a des années qui sont difficiles pour tous les clubs. Que ce soit l'AC Milan, la Juventus ou le Real Madrid. Et en ce moment, c'est une année difficile pour nous.

«Mais j'ai un très bon groupe qui est encore capable de devenir champion. Il suffit de prendre part aux séries et, après, on peut aller jusqu'au bout. C'est la réalité du soccer nord-américain.»

Plutôt que de s'enfoncer dans les doutes, Leduc jure que la dernière défaite - et la situation actuelle - est de nature à sonner la révolte dans le camp montréalais. Comme la saison dernière.

«À chaque fois, on réagit. C'est une épreuve qui est similaire à celle de l'an dernier. On se sait capables de revenir et de participer aux séries. Ce qui est un peu fâcheux, c'est qu'après une victoire, on n'est pas capables d'enchaîner avec un autre succès.»

La solidarité

Pour Dos Santos, cette réaction n'est possible que si le groupe reste solidaire dans le vestiaire. Il n'hésite pas à prendre une grande part de responsabilités dans les résultats décevants de l'équipe.

«L'important, c'est que les joueurs restent ensemble et soient responsables. Ils sont conscients de leur position. Ils veulent gagner, ils veulent bien faire et remporter des points. Mais il faut arrêter de blâmer ceux qui ne produisent pas comme on l'espérait. La personne à blâmer, c'est moi et l'équipe technique.»

Pour ce déplacement au Maryland, l'Impact est toujours privé de plusieurs joueurs-clés. En plus du défenseur Stephen deRoux, les milieux de terrain David Testo, Leonardo Di Lorenzo et Rocco Placentino n'ont pas accompagné l'équipe. Filipe Pastel est par contre de retour après avoir purgé un match de suspension contre les Whitecaps.

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