Vancouver a fort possiblement mis fin hier soir aux espoirs de l'Impact en Championnat canadien. Les Whitecaps ont défait l'Impact 2-0. «Nous sommes encore vivants, assurait après le match l'entraîneur-chef Marc Dos Santos. Nous allons lutter jusqu'à la fin de la saison. Si ça reste possible, pourquoi ne pas y croire?»

Paul Journet LA PRESSE

Possible, mais peu probable. Après cette défaite, l'Impact présente une fiche de 0-2 au Championnat canadien, ce qui le place derrière Vancouver (1-1) et Toronto (2-0). Montréal doit dominer ses deux matchs restants et espérer une miraculeuse combinaison de défaites et de bas pointage de ses deux adversaires. Une sorte d'inversion de la Loi de Murphy.

La soirée d'hier a commencé avec un record peu enviable. Il a fallu moins de 40 secondes avant que les Whitecaps ne marquent un premier but. Le but le plus rapide de l'histoire du club. «Nous étions prêts mentalement, racontait le défenseur Adam Braz, joueur du match de l'Impact. C'était une erreur de positionnement, voilà tout.»

Vancouver a de nouveau surpris l'Impact à la 15e minute. Roberto Brown protestait à cause du hors-jeu que les arbitres venaient de siffler. Il a reçu un carton jaune. Pendant ce temps, les Whitecaps profitaient de cette désorganisation. Juste après ce carton, un centre de Vancouver se rendait à Charles Gbeke. Il l'a redirigé de la tête derrière le gardien Matt Jordan. Résultat: 2-0 Vancouver. Gbeke, ancien avant de l'Impact échangé en juin, en a profité pour narguer ses anciens partisans et envoyer des baisers à la foule. «Ce but ne signifiait rien de spécial, prétendait-il après le match. Je ne ressens plus d'animosité envers Montréal. Ma vengeance, je l'ai eu l'année dernière (lors des éliminatoires de l'USL).»

Vancouver a eu au moins deux autres bonnes chances de creuser l'écart en première demie. L'Impact s'est finalement redressé après ce début catastrophique. Il a même terminé la soirée avec 18 tirs au but, contre six pour Vancouver. «À part les deux erreurs au début, je n'ai rien à reprocher à mes joueurs, affirme Marc Dos Santos. Au contraire, je suis très content de leur attitude. Ils voulaient gagner.»

Le gardien Jay Nolly peut remercier ses poteaux. L'Impact les a frappés pas moins de trois fois en première demie. Placentino a d'abord utilisé sa vitesse avant de remettre à Sebrango, dont le tir a heurté la barre transversale. La frappe de Brown subissait le même sort quelques secondes plus tard. «On a créé des chances, c'est positif», se consolait Placentino.

Quant à Sebrango, il s'agissait d'une autre occasion manquée dans ce début de saison décevant. «C'est vrai, peut être qu'il traverse une moins bonne période, reconnaît son entraîneur. Mais il va débloquer, je suis confiant.»

Vancouver a habilement fermé le jeu en deuxième demie. Deux arrêts spectaculaires de Nolly ont permis aux Whitecaps de protéger leur avance.

À la toute dernière minute de jeu, on croyait que l'Impact venait enfin de compter son premier but du Championnat canadien en 2009, mais Pizzolitto a été jugé hors-jeu.

«C'est décevant, mais n'oubliez pas que mes gars jouaient leur quatrième partie en seulement huit jours», tient à rappeler Dos Santos.

L'Impact profitera d'une semaine de congé avant d'affronter à nouveau les Whitecaps, cette fois à Vancouver.